LA SANTÉ AVANT TOUT · Psychologie
CONSULTER UN PROFESSIONNEL
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Décider de consulter un professionnel de la psychologie n’est pas toujours évident.
Certaines personnes consultent lorsqu’elles traversent une crise précise.
D’autres parce qu’une difficulté dure depuis longtemps.
Certaines veulent comprendre un comportement répétitif.
D’autres n’arrivent même pas à expliquer clairement ce qui ne va pas.
Et beaucoup attendent.
Parce qu’elles pensent que leur problème n’est pas suffisamment grave.
Parce qu’elles devraient pouvoir s’en sortir seules.
Parce qu’elles ne savent pas vers qui se tourner.
Parce qu’elles ont peur d’être jugées.
Ou simplement parce qu’elles ne savent pas ce qui se passe réellement derrière la porte d’un cabinet.
Consulter ne signifie pas nécessairement être malade. Cela signifie parfois reconnaître qu’une difficulté mérite un espace, du temps et un regard professionnel pour être mieux comprise.
Faut-il aller très mal pour consulter ?
Non.
Il n’existe pas un seuil universel à partir duquel une difficulté devient enfin « digne » d’être abordée.
Une personne peut consulter parce qu’elle traverse :
une période d’anxiété ;
un deuil ;
une séparation ;
un conflit familial ;
une difficulté professionnelle ;
une perte de confiance ;
une période de questionnement ;
un changement important ;
une répétition qu’elle ne comprend pas.
Elle peut également consulter sans événement spectaculaire.
« Ma vie fonctionne, mais quelque chose ne va pas. »
Cette sensation peut suffire à justifier une démarche exploratoire.
« D’autres ont pire »
Cette comparaison retarde parfois la demande d’aide.
Oui, d’autres personnes peuvent vivre des situations plus graves.
Mais leur souffrance ne supprime pas la nôtre.
Nous n’appliquons généralement pas ce raisonnement aux autres domaines de la vie.
Nous ne refusons pas de réparer une fuite d’eau parce qu’une maison voisine a brûlé.
La gravité relative d’une autre situation ne détermine pas automatiquement ce dont nous avons besoin.
« Je devrais pouvoir m’en sortir seul »
L’autonomie est importante.
Mais autonomie ne signifie pas solitude obligatoire.
Nous demandons naturellement de l’aide pour apprendre une langue, réparer une voiture, comprendre un contrat ou développer une compétence.
Dans le domaine psychologique, demander de l’aide peut pourtant être interprété comme un échec personnel.
Cette idée repose sur une étrange exigence :
nous devrions être capables de comprendre seuls un système dont nous faisons nous-mêmes partie.
Or prendre du recul sur soi peut précisément être difficile parce que nous sommes à l’intérieur de notre propre histoire.
Quand envisager une consultation ?
Il n’existe pas une seule réponse.
Mais certaines situations peuvent inviter à y réfléchir.
Une souffrance qui dure.
Une difficulté qui revient continuellement.
Une anxiété envahissante.
Une tristesse persistante.
Des comportements que l’on ne parvient plus à contrôler.
Des relations qui reproduisent continuellement les mêmes conflits.
Une expérience traumatique.
Un deuil particulièrement difficile.
Une perte importante.
Des difficultés de sommeil liées au psychisme.
Une consommation devenue problématique.
Un sentiment de vide.
Une grande difficulté à fonctionner dans la vie quotidienne.
Ou simplement le besoin de comprendre ce qui se passe.
La répétition comme signal
Nous pouvons parfois gérer une situation ponctuelle.
Mais lorsque le même scénario revient sous différentes formes, une question devient intéressante :
« Pourquoi est-ce que je me retrouve continuellement ici ? »
Même type de relation.
Même conflit.
Même abandon de projet.
Même peur.
Même réaction.
Même sentiment d’échec.
La répétition n’indique pas nécessairement un trouble.
Elle peut néanmoins montrer qu’un mécanisme mérite d’être examiné plus attentivement.
La souffrance n’est pas le seul critère
Certaines personnes souffrent énormément mais continuent à fonctionner.
Elles travaillent.
S’occupent de leur famille.
Respectent leurs obligations.
De l’extérieur, tout semble aller correctement.
Elles peuvent donc conclure :
« Puisque je continue à fonctionner, je n’ai pas besoin d’aide. »
Mais fonctionner et aller bien ne sont pas synonymes.
La capacité à continuer malgré la souffrance ne rend pas cette souffrance inexistante.
Le fonctionnement quotidien
À l’inverse, une difficulté mérite une attention particulière lorsqu’elle commence à perturber fortement :
le travail ;
les études ;
le sommeil ;
les relations ;
l’alimentation ;
les activités quotidiennes ;
la capacité à prendre soin de soi ;
la capacité à sortir ou à accomplir certaines tâches.
L’impact sur la vie quotidienne constitue souvent un indicateur important.
Consulter pour comprendre
Une consultation ne vise pas toujours à « réparer » quelque chose.
Elle peut servir à comprendre.
Pourquoi certaines situations déclenchent-elles une réaction très forte ?
Pourquoi ai-je tellement besoin d’approbation ?
Pourquoi est-ce que je répète ce type de relation ?
Pourquoi une décision pourtant souhaitée me rend-elle anxieux ?
Pourquoi ai-je du mal à poser des limites ?
La psychologie peut offrir un cadre permettant d’explorer ces questions.
Consulter pendant une transition
Certaines étapes de vie bouleversent les repères sans constituer une maladie.
Départ des enfants.
Retraite.
Déménagement.
Migration.
Changement professionnel.
Naissance.
Divorce.
Reconversion.
Vieillissement.
Une personne peut avoir besoin d’un espace pour réorganiser son identité, ses priorités ou ses projets.
Demander un accompagnement dans ces moments ne signifie pas nécessairement qu’elle présente un trouble psychologique.
Les différents professionnels
Le mot « psy » entretient beaucoup de confusion.
Psychologue.
Psychiatre.
Psychothérapeute.
Psychanalyste.
Ces termes ne désignent pas nécessairement la même formation, les mêmes compétences ni le même cadre professionnel.
Il est donc utile de savoir à qui l’on s’adresse.
Le psychologue
Le psychologue a suivi une formation universitaire en psychologie lui permettant de porter ce titre dans le cadre prévu par la réglementation du pays concerné.
Les psychologues peuvent travailler dans des domaines très différents.
Clinique.
Travail.
Éducation.
Neuropsychologie.
Recherche.
Orientation.
Tous ne proposent donc pas nécessairement des consultations thérapeutiques.
Lorsqu’on cherche un accompagnement psychologique, il est utile de vérifier le domaine d’exercice du professionnel.
Le psychologue clinicien
Le psychologue clinicien travaille notamment autour du fonctionnement psychologique, de la souffrance psychique et de différentes difficultés personnelles ou relationnelles.
Selon sa formation et son orientation, il peut utiliser des approches très différentes.
Deux psychologues peuvent donc avoir le même titre professionnel tout en travaillant de manière assez différente.
Le psychiatre
Le psychiatre est un médecin spécialisé en psychiatrie.
Son statut médical lui permet notamment d’évaluer les troubles psychiatriques dans un cadre médical et, lorsqu’il le juge nécessaire, de prescrire des médicaments.
Certains psychiatres pratiquent également la psychothérapie.
Consulter un psychiatre ne signifie pas automatiquement souffrir d’un trouble extrêmement grave.
Il peut être indiqué lorsqu’une évaluation médicale psychiatrique est nécessaire ou lorsqu’un traitement médicamenteux doit être envisagé ou suivi.
Le psychothérapeute
Le terme « psychothérapeute » désigne une personne autorisée à exercer la psychothérapie selon les règles applicables dans le pays concerné.
Le cadre légal du titre varie selon les pays.
Il est donc important de ne pas supposer qu’un même mot garantit partout exactement la même formation.
En France, l’usage du titre de psychothérapeute est réglementé.
Mais le type de psychothérapie réellement pratiqué peut varier considérablement.
Le psychanalyste
Le terme « psychanalyste » renvoie à la pratique de la psychanalyse ou d’approches qui s’en inspirent.
Il ne doit pas être confondu automatiquement avec les titres de psychologue ou de psychiatre.
Une personne peut cumuler plusieurs qualifications.
Une autre non.
Avant de consulter, il est donc utile de regarder la formation réelle du praticien plutôt que de se fier uniquement au mot utilisé pour présenter son activité.
D’autres professionnels
Selon la difficulté, d’autres professionnels peuvent également intervenir.
Médecin généraliste.
Professionnels spécialisés en addictologie.
Neuropsychologue.
Professionnels travaillant avec les enfants.
Conseillers conjugaux et familiaux.
Professionnels du secteur médico-social.
La bonne porte d’entrée dépend du problème.
Et il est parfois normal de commencer par un professionnel qui orientera ensuite vers quelqu’un de plus adapté.
Psychologue ou psychiatre ?
La question revient souvent.
Il n’existe pas une réponse valable pour toutes les situations.
Pour certaines difficultés, un psychologue peut constituer une première porte d’entrée adaptée.
Lorsque des symptômes importants nécessitent une évaluation médicale, lorsqu’une question médicamenteuse se pose ou lorsque la situation psychiatrique est complexe, le psychiatre peut être particulièrement indiqué.
Les deux professions peuvent également intervenir de manière complémentaire.
Et le médecin généraliste ?
Le médecin généraliste peut constituer une première étape, notamment lorsque la personne ne sait pas vers qui se tourner ou lorsque des symptômes physiques et psychologiques s’entremêlent.
Fatigue.
Troubles du sommeil.
Palpitations.
Perte d’énergie.
Difficultés de concentration.
Certaines manifestations peuvent avoir plusieurs causes.
Il peut être utile de ne pas conclure automatiquement qu’elles sont exclusivement psychologiques.
Comment choisir ?
Choisir un professionnel uniquement à partir d’une liste de noms peut être difficile.
Quelques questions peuvent aider.
Quelle est sa qualification ?
Avec quel public travaille-t-il ?
Quelles difficultés accompagne-t-il ?
Quelle approche utilise-t-il ?
Comment se déroulent les séances ?
Quelle est leur durée ?
Quel est leur coût ?
À quelle fréquence travaille-t-il généralement ?
Les réponses n’ont pas besoin d’être identiques chez tous les professionnels.
Elles doivent surtout permettre de savoir dans quel cadre on entre.
Les approches thérapeutiques
Il existe de nombreuses formes de psychothérapie.
Thérapies cognitives et comportementales.
Approches psychodynamiques.
Psychanalyse.
Thérapies systémiques.
Thérapies familiales.
Approches humanistes.
Thérapies centrées sur la personne.
EMDR.
ACT.
Thérapies utilisant différents médias artistiques ou corporels.
Et beaucoup d’autres.
Elles ne reposent pas toutes sur les mêmes modèles ni sur les mêmes méthodes.
Elles seront étudiées séparément dans la partie Psychothérapie.
Ici, l’objectif est simplement de comprendre qu’aller « chez un psy » ne décrit pas une méthode unique.
Une thérapie n’est pas nécessairement quelqu’un qui écoute en silence
L’image classique du patient qui parle pendant qu’un professionnel silencieux prend des notes ne représente qu’une partie des pratiques possibles.
Certains professionnels questionnent beaucoup.
D’autres proposent des exercices.
Certains travaillent sur les pensées et comportements.
D’autres sur les relations.
L’histoire personnelle.
Les émotions.
Le corps.
Le dessin.
Le mouvement.
L’écriture.
Le jeu.
La famille.
Le type d’interaction dépend fortement de l’approche.
Le premier rendez-vous
La première séance permet généralement de présenter la situation.
Pourquoi consulter ?
Depuis quand ?
Qu’est-ce qui pose problème ?
Qu’est-ce que la personne attend ?
Le professionnel peut poser des questions pour mieux comprendre le contexte.
Il peut également expliquer sa manière de travailler.
Il n’est pas nécessaire d’arriver avec un discours parfaitement organisé.
« Je ne sais pas très bien par où commencer »
est une manière parfaitement acceptable de commencer.
Ne pas savoir ce que l’on attend
Certaines personnes arrivent avec un objectif très clair.
« Je veux pouvoir reprendre les transports malgré mes crises d’angoisse. »
D’autres savent seulement :
« Je ne veux plus continuer comme ça. »
L’objectif peut se préciser au cours des premières rencontres.
Il n’est pas obligatoire d’avoir déjà compris son propre problème avant de consulter précisément pour essayer de le comprendre.
Faut-il tout raconter immédiatement ?
Non.
Une relation de confiance se construit progressivement.
La personne peut avoir besoin de temps avant d’aborder certains sujets.
Un professionnel peut poser des questions importantes.
Mais cela ne signifie pas que le patient doit se sentir obligé de raconter immédiatement chaque détail intime de sa vie.
Il est possible de dire :
« Je ne suis pas encore prêt à parler de cela. »
Le secret professionnel et la confidentialité
La confidentialité constitue un élément central de nombreuses relations professionnelles dans le domaine de la santé et de la psychologie, dans le cadre défini par la loi et la profession concernée.
Il peut être utile de demander au professionnel comment fonctionne cette confidentialité et quelles en sont les limites.
Cette question est particulièrement importante lorsque la consultation concerne un mineur, un couple, une famille ou une situation impliquant un risque grave.
Le sentiment de confiance
Les diplômes sont essentiels pour vérifier les compétences et le cadre professionnel.
Mais une autre dimension compte également :
« Est-ce que je peux travailler avec cette personne ? »
Il n’est pas nécessaire d’éprouver immédiatement une confiance absolue.
Mais il devrait être possible de poser des questions, exprimer un désaccord ou signaler qu’une intervention a été mal comprise.
La relation thérapeutique n’exige pas une obéissance.
Ne pas être d’accord avec son thérapeute
Un professionnel peut proposer une interprétation.
La personne peut répondre :
« Cela ne me correspond pas. »
Cette réponse fait partie du travail.
Le thérapeute ne possède pas un accès magique à une vérité cachée sur son patient.
Son expertise lui permet de proposer des hypothèses, d’observer certains mécanismes et d’utiliser des méthodes professionnelles.
Mais le dialogue reste important.
Une interprétation ne devient pas vraie simplement parce qu’elle a été prononcée par un professionnel.
La position d’expert
Le professionnel possède une expertise dans son domaine.
La personne possède une expertise différente : son expérience de sa propre vie.
Une relation thérapeutique constructive ne nécessite pas de prétendre que les deux savoirs sont identiques.
Ils ne le sont pas.
Mais aucun ne doit effacer automatiquement l’autre.
« Mon psy m’a dit que… »
Le statut professionnel peut donner beaucoup de poids à une phrase.
Il est donc important que ce pouvoir soit utilisé avec prudence.
Une hypothèse psychologique ne devrait pas toujours être transformée en verdict définitif.
« Vous êtes comme cela parce que votre mère… »
peut sembler extrêmement convaincant.
Mais une vie humaine possède rarement une cause unique aussi simple.
Une explication utile doit pouvoir rester suffisamment ouverte à la complexité.
Les signaux qui doivent interroger
Aucun désaccord isolé ne prouve qu’un professionnel est mauvais.
Mais certaines situations méritent une vigilance particulière.
Un praticien qui promet des résultats garantis.
Qui prétend pouvoir tout expliquer.
Qui décourage systématiquement tout avis extérieur.
Qui franchit des limites professionnelles importantes.
Qui exerce une pression inhabituelle.
Qui utilise la relation pour satisfaire ses propres besoins.
Qui impose des croyances personnelles comme des vérités psychologiques.
Qui refuse toute question sur sa formation ou son cadre.
La vulnérabilité psychologique ne doit jamais devenir une autorisation donnée à quelqu’un de prendre le contrôle de la personne.
La dépendance au professionnel
Une thérapie peut créer une relation importante.
Mais l’objectif n’est généralement pas que la personne devienne incapable de prendre une décision sans son thérapeute.
Un accompagnement devrait favoriser progressivement davantage de compréhension et de capacité à agir.
Le professionnel peut être un soutien.
Il ne devrait pas devenir propriétaire des décisions de la personne.
Changer de professionnel
Le premier professionnel rencontré n’est pas nécessairement celui avec lequel le travail fonctionnera le mieux.
Il peut exister :
une incompatibilité relationnelle ;
une méthode peu adaptée ;
une spécialisation différente ;
un problème pratique ;
ou simplement une absence de confiance suffisante.
Changer n’est pas nécessairement un échec.
Lorsque c’est possible et approprié, parler d’abord de la difficulté avec le professionnel peut parfois être utile.
Mais personne n’est obligé de rester indéfiniment dans une relation thérapeutique qui ne lui convient pas.
Attention au changement trop rapide
À l’inverse, changer de thérapeute dès qu’une séance devient inconfortable peut parfois empêcher le travail.
Une thérapie peut aborder des sujets difficiles.
Le professionnel peut poser une question que nous préférerions éviter.
Une interprétation peut nous déranger.
L’inconfort n’est donc pas automatiquement le signe qu’il faut partir.
La question peut être :
« Cette relation est-elle inconfortable parce que le travail est difficile, ou parce que le cadre lui-même me pose problème ? »
La distinction mérite parfois d’être examinée.
Combien de temps dure une thérapie ?
Il n’existe pas une durée universelle.
Certaines interventions sont relativement brèves et centrées sur une difficulté précise.
D’autres s’inscrivent dans un travail beaucoup plus long.
La durée dépend notamment :
du problème ;
des objectifs ;
de l’approche ;
de la fréquence ;
de l’évolution ;
des préférences de la personne.
Il est légitime de demander comment le professionnel envisage le travail.
Une thérapie doit-elle produire des résultats ?
Une thérapie n’est pas un produit dont le résultat peut être garanti.
Mais cela ne signifie pas qu’il faudrait poursuivre indéfiniment sans jamais examiner ce qui change.
Selon l’approche, les progrès peuvent être observés de différentes manières.
Moins de crises.
Davantage d’activités.
Une meilleure compréhension.
Des relations différentes.
Une capacité nouvelle à poser des limites.
Une souffrance moins envahissante.
Il peut être utile de réévaluer périodiquement :
« Est-ce que ce travail m’aide ? Et comment le savons-nous ? »
L’argent
Le coût peut constituer un obstacle réel.
Ce n’est pas une résistance psychologique.
C’est parfois simplement une contrainte financière.
Les possibilités de prise en charge ou de remboursement varient selon les pays, les dispositifs et les professionnels.
Des structures publiques, associatives ou institutionnelles peuvent également proposer certains accompagnements.
Lorsque le budget est limité, il peut être utile de rechercher les possibilités disponibles localement plutôt que de conclure immédiatement que toute aide est inaccessible.
La distance et la consultation en ligne
Les consultations à distance ont développé l’accès à certains professionnels.
Elles peuvent être pratiques pour les personnes éloignées, ayant des contraintes de mobilité ou disposant de peu d’offres à proximité.
Mais elles ne conviennent pas nécessairement à toutes les situations ni à toutes les personnes.
Le cadre, la confidentialité et l’adéquation de la consultation à distance doivent également être considérés.
Consulter en couple ou en famille
Certaines difficultés ne concernent pas uniquement un individu.
Un couple peut consulter pour comprendre une dynamique relationnelle.
Une famille peut avoir besoin d’un espace commun.
Cela ne signifie pas nécessairement que l’un des membres est « le problème ».
L’objet du travail peut être précisément la manière dont les personnes interagissent.
Les différentes formes de thérapies de couple et familiales seront abordées dans la partie Psychothérapie.
Les enfants et les adolescents
Chez l’enfant, une difficulté psychologique peut se manifester différemment de chez l’adulte.
Comportement.
Sommeil.
École.
Retrait.
Irritabilité.
Régression.
Plaintes physiques.
Les parents, l’école et d’autres adultes peuvent observer des éléments différents.
L’évaluation doit donc tenir compte du développement et du contexte.
Les modalités de consultation varient également selon l’âge.
Quand quelqu’un refuse de consulter
Nous pouvons penser qu’un proche aurait besoin d’aide.
Mais nous ne pouvons pas toujours le convaincre.
Insister continuellement peut produire davantage de résistance.
Il est possible d’exprimer une inquiétude :
« Je vois que tu souffres et je pense qu’une aide pourrait t’être utile. »
Puis de proposer des informations ou une aide pratique.
Mais dans la plupart des situations ordinaires, la personne reste actrice de sa décision.
Les situations de danger immédiat ou d’incapacité majeure demandent évidemment un cadre différent.
Consulter n’enlève pas la responsabilité personnelle
Un professionnel peut aider à comprendre.
Accompagner.
Proposer une méthode.
Créer un cadre.
Mais il ne peut pas vivre à la place de la personne.
Certaines décisions restent à prendre.
Certaines conversations restent à avoir.
Certaines habitudes restent à modifier.
Certaines réalités restent à accepter.
La thérapie n’est pas quelque chose que le professionnel fait à quelqu’un pendant que celui-ci attend passivement le résultat.
Et parfois, le problème n’est pas seulement psychologique
Une personne souffre au travail parce qu’elle subit réellement une situation injuste.
Une autre est anxieuse parce qu’elle ne sait pas comment payer son logement.
Une autre vit avec quelqu’un qui la maltraite.
Une autre est épuisée parce qu’elle assume objectivement trop de responsabilités.
Transformer chaque souffrance en problème intérieur peut être une erreur.
Un professionnel sérieux doit pouvoir considérer le contexte réel.
Tout ne se règle pas en changeant sa manière de penser.
La psychologie ne doit pas rendre acceptable l’inacceptable
Apprendre à gérer son stress peut être utile.
Mais si ce stress vient d’un environnement destructeur, apprendre uniquement à mieux le supporter ne résout pas nécessairement le problème.
Développer la résilience peut être précieux.
Mais la résilience ne devrait pas devenir une obligation de supporter indéfiniment ce qui devrait changer.
L’accompagnement psychologique peut aussi aider à reconnaître :
« Ce n’est pas seulement ma réaction qui pose problème. La situation elle-même doit être examinée. »
Quand la situation est urgente
Certaines situations ne devraient pas attendre un rendez-vous ordinaire.
Danger immédiat.
Risque suicidaire.
Violence.
Confusion importante.
Perte majeure de contact avec la réalité.
Comportement mettant directement la personne ou quelqu’un d’autre en danger.
Dans ces circonstances, il faut rechercher rapidement une aide adaptée à la situation et aux services disponibles localement.
Il ne s’agit plus simplement de choisir tranquillement un thérapeute pour commencer un travail dans quelques semaines.
Consulter n’oblige pas à continuer
Prendre un premier rendez-vous n’est pas signer un contrat pour plusieurs années.
Il est possible de rencontrer un professionnel.
Écouter sa proposition.
Poser des questions.
Réfléchir.
Puis décider.
Cette idée peut rendre le premier pas moins impressionnant.
Il ne s’agit pas nécessairement de décider immédiatement :
« Je commence une thérapie. »
Il peut simplement s’agir de décider :
« Je vais rencontrer quelqu’un pour voir plus clairement ce dont j’ai besoin. »
À retenir
Consulter un professionnel n’est ni une preuve de faiblesse ni une obligation dès qu’une émotion devient inconfortable.
Nous pouvons traverser seuls beaucoup de difficultés humaines ordinaires.
Nous pouvons aussi recevoir énormément de nos proches.
Mais certaines situations durent, se répètent, deviennent envahissantes ou dépassent ce que notre entourage et nos propres ressources permettent de comprendre ou de modifier.
Il devient alors raisonnable de chercher un regard professionnel.
Encore faut-il savoir qui l’on consulte, pour quoi, avec quelle formation, quelle méthode et quel cadre.
Le titre ne dispense pas de poser des questions.
La confiance n’exige pas l’obéissance.
Et demander de l’aide ne signifie pas remettre sa vie entre les mains de quelqu’un d’autre.
Un bon accompagnement ne devrait pas progressivement nous apprendre :
« Sans cette personne, je ne peux pas avancer. »
Il devrait plutôt contribuer, selon la situation et les objectifs, à rendre possible quelque chose de beaucoup plus autonome :
« Je comprends mieux ce qui m’arrive, je dispose de davantage de ressources et je peux reprendre une part plus consciente dans la conduite de ma propre vie. »
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Contenu d’information générale. Les techniques de soin et leurs indications demandent une évaluation adaptée à la situation.