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CONFIANCE EN SOI

LA SANTÉ AVANT TOUT · Psychologie

CONFIANCE EN SOI

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La confiance en soi est souvent présentée comme une qualité que certaines personnes possèdent naturellement et que d’autres auraient malheureusement reçue en quantité insuffisante.

On dit :

« Il manque de confiance en lui. »

Comme s’il s’agissait d’un réservoir intérieur que l’on pourrait remplir une fois pour toutes.

La réalité est plus nuancée.

Nous pouvons être extrêmement confiants dans un domaine et très hésitants dans un autre.

Prendre facilement la parole devant cent personnes et perdre tous nos moyens lors d’un rendez-vous amoureux.

Diriger une équipe et douter devant une démarche administrative inconnue.

Être parfaitement autonome dans notre vie quotidienne et manquer de confiance lorsqu’il faut défendre une opinion face à quelqu’un que nous admirons.

La confiance en soi n’est pas la certitude que nous réussirons. C’est suffisamment croire en notre capacité à agir, apprendre et faire face même lorsque la réussite n’est pas garantie.

Confiance en soi et estime de soi

Les deux notions sont proches mais différentes.

L’estime de soi concerne davantage la valeur que nous nous accordons.

« Quelle valeur ai-je à mes propres yeux ? »

La confiance en soi concerne davantage notre perception de notre capacité à agir.

« Est-ce que je me crois capable de faire cela ? »

Une personne peut avoir une estime d’elle-même relativement solide et manquer de confiance dans un domaine qu’elle maîtrise peu.

Inversement, quelqu’un peut être très sûr de ses compétences professionnelles tout en ayant une estime personnelle fragile.

Cette distinction est importante.

Échouer dans une tâche peut affecter la confiance concernant cette tâche sans devoir remettre en question toute notre valeur.

La confiance est souvent spécifique

Dire :

« Je n’ai aucune confiance en moi »

est parfois trop général.

Dans quoi précisément ?

Parler en public ?

Rencontrer des inconnus ?

Prendre des décisions ?

Conduire ?

Écrire ?

Dire non ?

Apprendre ?

Entreprendre ?

Faire face à une critique ?

Plus nous précisons le domaine, plus le problème devient compréhensible.

Et surtout plus il devient possible d’agir dessus.

« Je manque de confiance » semble définir une personne.

« Je manque de confiance lorsque je dois présenter mon travail devant un groupe » décrit une situation.

Ce n’est déjà plus la même chose.

D’où vient la confiance ?

La confiance se construit notamment à travers l’expérience.

Nous essayons.

Nous réussissons parfois.

Nous échouons parfois.

Nous apprenons.

Nous recommençons.

Progressivement, nous accumulons des preuves :

« J’ai déjà réussi à faire face à quelque chose de semblable. »

Mais la confiance peut également être influencée par les réactions des autres.

Encouragement.

Critique.

Comparaison.

Humiliation.

Reconnaissance.

Protection excessive.

Possibilité ou interdiction d’essayer.

L’environnement participe donc à sa construction.

L’enfant qui apprend

Un enfant veut faire quelque chose seul.

L’adulte peut intervenir immédiatement :

« Attention, laisse-moi faire. »

Parfois cette intervention est nécessaire.

Mais lorsqu’elle devient systématique, l’enfant dispose de peu d’occasions de découvrir :

« Je peux essayer. »

« Je peux me tromper. »

« Je peux recommencer. »

« Je peux finalement réussir. »

La confiance ne se construit pas uniquement grâce aux paroles :

« Tu es capable. »

Elle se construit également grâce à l’expérience :

« J’ai été capable. »

Être protégé de tout échec

Nous pouvons vouloir protéger quelqu’un que nous aimons.

Lui éviter une déception.

Une erreur.

Un refus.

Mais si une personne n’est jamais autorisée à prendre un risque raisonnable, elle ne peut pas apprendre qu’elle est capable de survivre à l’échec.

La confiance ne vient donc pas uniquement de l’expérience de la réussite.

Elle vient aussi de l’expérience :

« J’ai échoué, et pourtant j’ai pu continuer. »

La confiance après la réussite

Réussir quelque chose peut renforcer la confiance.

Mais toutes les réussites n’ont pas le même effet.

Si une personne attribue sa réussite uniquement à la chance :

« J’ai eu de la chance. »

Ou à la facilité :

« N’importe qui aurait pu le faire. »

Ou aux autres :

« Ils m’ont beaucoup aidé. »

elle peut ne pas intégrer la réussite comme preuve de compétence.

Les faits sont là.

Mais ils ne sont pas ajoutés au dossier intérieur.

Minimiser ses réussites

Certaines personnes possèdent une étonnante capacité à expliquer pourquoi chacune de leurs réussites ne compte pas.

Si elles réussissent :

c’était facile.

Si elles sont félicitées :

la personne est gentille.

Si elles sont choisies :

il n’y avait probablement personne d’autre.

Si elles réussissent à nouveau :

elles ont encore eu de la chance.

Mais l’échec, lui, devient immédiatement une preuve personnelle.

« Voilà. Je savais bien que je n’étais pas capable. »

Ce système de comptabilité produit nécessairement un bilan négatif.

Les succès sont retirés.

Les échecs sont conservés.

La confiance avant d’agir

Nous attendons parfois :

« Quand j’aurai confiance en moi, je le ferai. »

Mais la confiance apparaît souvent après l’action.

Avant la première expérience, nous possédons peu de preuves.

Il faut donc parfois agir avec une confiance incomplète.

Première présentation.

Premier entretien.

Premier projet.

Première décision autonome.

L’action produit une expérience.

L’expérience produit de l’information.

L’information peut ensuite construire la confiance.

Ainsi, la séquence réelle est souvent :

action → expérience → apprentissage → confiance.

Pas nécessairement :

confiance → action.

Le courage n’est pas la confiance

Nous pouvons faire quelque chose tout en doutant fortement.

C’est précisément là que le courage peut intervenir.

La personne ne pense pas :

« Je suis certaine de réussir. »

Elle pense :

« Je ne sais pas si je vais réussir, mais je vais essayer. »

Attendre de ne plus avoir peur avant d’agir peut conduire à attendre très longtemps.

La confiance permet d’agir plus facilement.

Le courage permet parfois d’agir avant qu’elle soit complètement installée.

La préparation

La confiance n’est pas toujours une question psychologique.

Parfois, nous manquons de confiance parce que nous ne sommes réellement pas préparés.

Nous devons faire une présentation que nous n’avons pas travaillée.

Utiliser un outil que nous ne connaissons pas.

Assumer une fonction pour laquelle nous n’avons pas encore acquis certaines compétences.

Dans ce cas, répéter :

« Crois en toi »

ne remplace pas la préparation.

Il faut apprendre.

S’entraîner.

Demander une information.

Acquérir une compétence.

La confiance réaliste peut alors augmenter parce que les capacités réelles augmentent.

Confiance réaliste et illusion de compétence

Avoir confiance ne signifie pas se croire capable de tout.

Une personne peut dire :

« Je ne sais pas faire cela. »

sans manquer globalement de confiance.

Reconnaître ses limites peut même témoigner d’une certaine sécurité intérieure.

La confiance réaliste permet :

« Je sais faire ceci. »

« Je ne sais pas encore faire cela. »

« Je peux probablement l’apprendre. »

« Cela, en revanche, dépasse mes compétences et j’ai besoin d’aide. »

L’assurance n’a pas besoin de nier la réalité.

L’excès de confiance

La confiance peut également être excessive.

Une personne surestime ses connaissances.

Sous-estime les difficultés.

Ignore les avertissements.

Prend des risques inutiles.

Refuse les conseils.

Elle peut paraître extrêmement sûre d’elle sans être particulièrement compétente.

La confiance subjective et la compétence objective ne sont donc pas toujours alignées.

Se sentir capable n’est pas une preuve que l’on est capable.

Tout comme douter n’est pas une preuve que l’on est incapable.

Les personnes compétentes qui doutent

À mesure que nous connaissons mieux un domaine, nous découvrons parfois davantage sa complexité.

Le débutant peut penser :

« C’est simple. »

L’expert sait tout ce qu’il reste à prendre en compte.

Ainsi, le doute n’est pas nécessairement un signe d’incompétence.

Il peut parfois accompagner une connaissance plus précise des difficultés.

La confiance solide ne consiste pas à supprimer tout doute.

Elle permet de continuer à agir malgré une part raisonnable d’incertitude.

La comparaison

La confiance peut être fragilisée lorsque nous choisissons continuellement comme référence des personnes beaucoup plus expérimentées.

Nous commençons une activité.

Nous observons quelqu’un qui la pratique depuis vingt ans.

Puis nous concluons :

« Je suis nul. »

Mais la comparaison ne mesure pas seulement le talent.

Elle compare aussi des milliers d’heures d’expérience différentes.

Une référence plus utile peut parfois être :

« Qu’est-ce que je sais faire aujourd’hui que je ne savais pas faire il y a six mois ? »

La critique

Une critique peut être informative.

Elle peut signaler une erreur réelle.

Mais lorsqu’une personne manque de confiance, elle peut entendre :

« Cette partie doit être améliorée »

comme :

« Je suis mauvais. »

Le commentaire concernant un travail devient un jugement sur toute la personne.

Apprendre à séparer :

ce que j’ai produit

de

ce que je suis

permet de recevoir davantage d’informations sans transformer chaque correction en attaque identitaire.

Toutes les critiques ne méritent pas le même poids

La confiance en soi ne consiste pas à ignorer les critiques.

Elle consiste aussi à les examiner.

Qui parle ?

Sur quoi cette personne s’appuie-t-elle ?

Connaît-elle le sujet ?

Sa remarque est-elle précise ?

Est-elle cohérente avec les faits ?

Puis-je en tirer quelque chose ?

Une critique peut passer à travers le filtre de nos propres convictions et connaissances.

Si elle révèle quelque chose d’utile, nous pouvons corriger.

Sinon, nous ne sommes pas obligés de reconstruire notre identité autour de l’opinion de celui qui l’a formulée.

La recherche d’approbation

Lorsque nous ne faisons pas confiance à notre propre jugement, nous pouvons demander continuellement :

« Tu crois que je devrais ? »

« Tu penses que c’est bien ? »

« Tu es sûr que je peux ? »

Le conseil peut être utile.

Mais lorsqu’il devient indispensable avant chaque décision, la personne délègue progressivement son sentiment de sécurité.

Le soulagement apporté par la réponse extérieure est temporaire.

Une nouvelle décision arrive.

Il faut demander à nouveau.

Décider soi-même

Développer la confiance implique parfois de prendre de petites décisions sans les faire immédiatement valider.

Choisir.

Observer les conséquences.

Corriger si nécessaire.

L’objectif n’est pas de ne plus jamais demander conseil.

C’est de pouvoir recevoir un avis sans lui remettre automatiquement la décision finale.

Un conseil peut éclairer notre jugement sans devoir le remplacer.

La peur du jugement

Certaines personnes savent parfaitement ce qu’elles veulent faire mais n’osent pas à cause du regard des autres.

« Que vont-ils penser ? »

Cette question peut devenir si importante qu’elle empêche l’action.

Pourtant, le jugement d’autrui est impossible à contrôler entièrement.

Nous pouvons agir correctement et être critiqués.

Être prudents et être critiqués.

Réussir et être critiqués.

Échouer et être critiqués.

Une confiance plus solide ne promet pas :

« Personne ne me jugera. »

Elle permet davantage :

« Je pourrai continuer à me tenir debout même si quelqu’un me juge. »

La confiance dans les relations

Manquer de confiance peut conduire à se taire.

Ne pas exprimer un besoin.

Ne pas poser une limite.

Accepter par peur de perdre l’autre.

Mais la confiance relationnelle ne signifie pas imposer sa volonté.

Elle permet de considérer que nos besoins, opinions et limites peuvent exister dans la relation au même titre que ceux de l’autre.

Cette dimension rejoint l’assertivité.

Le perfectionnisme

Le perfectionnisme peut fragiliser la confiance.

Si réussir signifie :

ne jamais faire d’erreur,

presque toutes les expériences deviennent dangereuses.

Une erreur prouve immédiatement que nous ne sommes pas suffisamment compétents.

La personne peut alors préparer excessivement, repousser ou éviter complètement certaines situations.

Paradoxalement, vouloir garantir la réussite peut empêcher d’accumuler les expériences nécessaires pour construire la confiance.

L’évitement

Une personne redoute une situation.

Elle l’évite.

Elle ressent immédiatement du soulagement.

Mais elle ne découvre jamais ce qui se serait réellement passé.

Son cerveau conserve donc l’hypothèse :

« Je n’aurais pas été capable. »

L’évitement protège momentanément du malaise.

Il peut aussi empêcher la création de nouvelles preuves de capacité.

Les petites expériences

Pour construire la confiance, il n’est pas toujours nécessaire de commencer par l’épreuve la plus difficile.

Une personne qui redoute de parler devant un public n’a pas besoin de commencer devant mille personnes.

Elle peut progressivement augmenter la difficulté.

Poser une question.

Présenter quelques minutes.

Parler devant un petit groupe.

Puis élargir.

Chaque expérience fournit une information supplémentaire.

« Je peux peut-être supporter un peu plus que ce que je pensais. »

L’erreur

La confiance fragile dit :

« Si je fais une erreur, cela prouvera que je ne suis pas capable. »

Une confiance plus robuste peut dire :

« Je préfère éviter les erreurs, mais si j’en fais une, je pourrai probablement la reconnaître, la corriger et apprendre. »

La seconde position n’est pas moins exigeante.

Elle est simplement moins catastrophique.

Tenir ses engagements envers soi-même

La confiance en soi peut également se construire dans la relation que nous entretenons avec nos propres décisions.

Nous décidons constamment :

« Demain, je commence. »

Puis nous ne commençons jamais.

Progressivement, nos propres promesses perdent leur crédibilité.

Il peut être plus utile de prendre un engagement modeste que nous pouvons réellement tenir.

Chaque fois que nous faisons ce que nous avions décidé de faire, nous construisons une petite preuve :

« Je peux compter sur moi pour cela. »

Mais il faut pouvoir réviser une décision

Tenir parole envers soi-même ne signifie pas devenir rigide.

Une décision prise avec les informations d’hier peut ne plus être adaptée aujourd’hui.

Changer intelligemment d’avis n’est pas trahir sa parole.

La question est de distinguer :

réviser parce que la situation a changé

de

abandonner systématiquement dès que l’inconfort apparaît.

La confiance après un échec

Un échec peut fortement ébranler la confiance.

Surtout lorsque la personne avait beaucoup investi.

Elle peut penser :

« Je ne recommencerai jamais. »

Mais l’échec contient plusieurs informations possibles.

Le projet était-il mauvais ?

La stratégie insuffisante ?

Le moment mal choisi ?

Les ressources trop faibles ?

Une compétence manquait-elle ?

Un facteur extérieur a-t-il joué ?

Réduire toute l’analyse à :

« Je ne suis pas capable »

est souvent beaucoup trop pauvre pour apprendre réellement de ce qui s’est passé.

La confiance après une humiliation

Une humiliation peut laisser une trace particulièrement forte.

Une personne prend la parole.

Elle est ridiculisée.

Elle tente quelque chose.

Quelqu’un se moque.

L’événement peut ensuite devenir une référence intérieure :

« Je sais ce qui arrive quand je me montre. »

La difficulté est que le cerveau généralise parfois une expérience à toutes les situations futures.

Une nouvelle expérience différente peut progressivement permettre de construire une autre histoire.

Mais cela peut demander du temps.

Faire semblant d’avoir confiance

Une posture assurée peut parfois aider à agir.

Mais elle ne résout pas tout.

Certaines personnes deviennent très habiles à donner l’impression d’une confiance qu’elles ne ressentent pas.

Elles parlent fort.

Décident rapidement.

Affichent une grande certitude.

Puis doutent profondément lorsqu’elles sont seules.

L’assurance visible et la sécurité intérieure ne sont pas identiques.

La confiance silencieuse

La confiance n’a pas nécessairement besoin d’être spectaculaire.

Elle peut être discrète.

Une personne écoute.

Réfléchit.

Reconnaît ce qu’elle ignore.

Puis prend une décision.

Elle n’a pas besoin de convaincre tout le monde qu’elle est sûre d’elle.

Elle sait simplement suffisamment pourquoi elle agit.

La confiance la plus solide n’est pas toujours celle qui fait le plus de bruit.

« Crois en toi »

Cette phrase peut encourager.

Mais elle possède ses limites.

Quelqu’un qui doute profondément ne peut pas toujours décider instantanément de croire en lui-même.

Il peut cependant commencer par quelque chose de plus concret :

« Je ne suis pas certain d’y arriver. Mais je peux faire le premier pas et voir ce qu’il m’apprend. »

La confiance peut ensuite se construire sur des faits plutôt que sur une obligation de se sentir fort.

La confiance n’exige pas de tout faire seul

Demander de l’aide n’est pas nécessairement un signe de manque de confiance.

Une personne suffisamment sûre d’elle peut dire :

« Je ne sais pas. »

« Explique-moi. »

« J’ai besoin d’aide pour cette partie. »

Reconnaître une limite évite parfois de transformer la confiance en démonstration permanente d’indépendance.

La compétence inclut également la capacité à savoir quand utiliser celle des autres.

Confiance et autonomie

Plus nous expérimentons notre capacité à prendre des décisions, résoudre des problèmes et supporter les conséquences de nos choix, plus nous pouvons développer une forme de confiance autonome.

Nous n’avons pas besoin d’être certains que notre décision est parfaite.

Nous savons davantage :

« Si elle s’avère mauvaise, je pourrai réévaluer. »

Cette confiance est particulièrement importante.

Elle ne porte plus seulement sur le résultat.

Elle porte sur notre capacité d’adaptation.

« Je me fais confiance »

Cette phrase ne devrait pas nécessairement signifier :

« Je prends toujours les bonnes décisions. »

Personne ne le peut.

Elle peut signifier :

« Je vais réfléchir avec les informations dont je dispose, décider aussi correctement que possible, puis assumer, apprendre et corriger si nécessaire. »

Cette définition laisse une place à l’erreur.

Et précisément pour cette raison, elle peut être beaucoup plus solide.

Quand le manque de confiance devient envahissant

Le doute est normal dans certaines situations.

Nouveauté.

Enjeu important.

Compétence encore fragile.

Mais lorsqu’une personne évite systématiquement les situations, renonce à des possibilités importantes, dépend constamment de l’approbation extérieure ou se considère incapable malgré des preuves répétées du contraire, le manque de confiance peut devenir très limitant.

Il peut également être associé à l’anxiété, au perfectionnisme, à des expériences d’humiliation, à une faible estime de soi ou à d’autres difficultés psychologiques.

Quand demander de l’aide ?

Un accompagnement psychologique peut être utile lorsque le manque de confiance restreint fortement la vie personnelle, relationnelle, scolaire ou professionnelle.

L’objectif n’est pas nécessairement de transformer quelqu’un en personne extraordinairement sûre d’elle.

Il peut être beaucoup plus concret :

oser certaines expériences ;

mieux évaluer ses compétences ;

supporter davantage l’incertitude ;

réduire certains évitements ;

ne plus transformer chaque erreur en verdict personnel.

Les méthodes utilisées pour travailler ces mécanismes relèvent de la psychothérapie et seront développées séparément.

À retenir

La confiance en soi n’est pas une certitude permanente.

Elle ne signifie pas :

« Je vais réussir. »

Elle ne signifie pas davantage :

« Je suis meilleur que les autres. »

Elle se construit souvent lorsque nous découvrons, par l’expérience, que nous pouvons essayer, apprendre, nous tromper, recommencer et faire face aux conséquences.

C’est pourquoi attendre d’avoir entièrement confiance avant d’agir peut devenir un piège.

Il faut parfois avancer avec du doute pour obtenir précisément les expériences qui permettront ensuite de douter un peu moins.

Et peut-être que la forme la plus solide de confiance n’est finalement pas :

« Je sais que tout se passera bien. »

Mais :

« Je ne sais pas exactement ce qui va se passer. Je sais simplement que je pourrai réfléchir, apprendre, m’adapter et décider de la suite. »

Contenu d’information générale. Les techniques de soin et leurs indications demandent une évaluation adaptée à la situation.