LA SANTÉ AVANT TOUT · Psychothérapie
COMPASSION — THÉRAPIES CENTRÉES SUR LA COMPASSION
29 sections thématiques
La thérapie centrée sur la compassion, souvent désignée par l’abréviation CFT pour Compassion Focused Therapy, est une approche psychothérapeutique développée notamment par le psychologue britannique Paul Gilbert.
Elle s’adresse particulièrement aux personnes chez lesquelles la honte, l’autocritique, le sentiment d’infériorité ou la difficulté à recevoir de la bienveillance occupent une place importante.
Le mot compassion peut prêter à confusion.
Dans le langage courant, il est parfois associé à la pitié, à l’indulgence ou à une attitude consistant à excuser les difficultés.
Dans cette approche, la compassion désigne plutôt la capacité à reconnaître la souffrance et à s’engager dans une réponse destinée à la soulager ou à la traverser de manière constructive.
Elle peut être dirigée vers les autres, reçue des autres ou orientée vers soi-même.
Être compatissant envers soi ne signifie pas se donner systématiquement raison. Cela signifie pouvoir regarder ses difficultés sans ajouter inutilement à la souffrance une couche supplémentaire de mépris, de honte ou de violence intérieure.
Quand la voix intérieure devient un adversaire
Certaines personnes vivent avec une autocritique presque permanente.
Une erreur devient :
« Je suis incapable. »
Un refus :
« Personne ne pourra jamais m’aimer. »
Une difficulté :
« Les autres y arrivent, donc le problème vient forcément de moi. »
Un moment de fatigue :
« Je suis faible. »
Cette voix intérieure peut être tellement habituelle qu’elle n’est plus perçue comme particulièrement sévère.
La personne pense simplement être réaliste.
Elle peut même considérer que cette dureté est nécessaire pour continuer à avancer.
L’autocritique peut avoir une fonction
La thérapie centrée sur la compassion ne considère pas nécessairement l’autocritique comme une absurdité qu’il suffirait de supprimer.
Elle cherche notamment à comprendre ce qu’elle tente de faire.
Chez certaines personnes, elle veut empêcher l’échec.
« Si je me critique avant que les autres le fassent, je serai mieux préparé. »
Chez d’autres, elle cherche à maintenir un niveau de performance.
« Si je deviens indulgent avec moi-même, je vais devenir paresseux. »
Elle peut également tenter d’éviter le rejet :
« Si je corrige tous mes défauts, personne n’aura de raison de m’abandonner. »
L’autocritique peut donc avoir été construite comme une stratégie de protection.
Le problème apparaît lorsqu’elle devient elle-même une source permanente de souffrance.
La honte
La honte occupe une place importante dans cette approche.
La culpabilité concerne généralement davantage ce que nous avons fait :
« J’ai fait quelque chose de mal. »
La honte peut toucher directement ce que nous pensons être :
« Je suis mauvais. »
« Je suis défectueux. »
« Si les autres me connaissaient réellement, ils me rejetteraient. »
La honte encourage souvent la dissimulation.
La personne ne veut pas seulement cacher une erreur.
Elle veut cacher ce qu’elle croit être.
Cette différence explique pourquoi une simple phrase comme « vous ne devriez pas avoir honte » produit rarement une transformation profonde.
La peur de la compassion
Il pourrait sembler évident qu’une personne très dure avec elle-même apprécierait immédiatement davantage de bienveillance.
Ce n’est pas toujours le cas.
La compassion peut provoquer de la méfiance.
Un compliment met mal à l’aise.
Une parole chaleureuse semble suspecte.
Une personne qui reçoit de l’aide se demande ce qu’on attend d’elle en échange.
Certaines personnes savent prendre soin des autres mais deviennent presque incapables d’adopter la même attitude envers elles-mêmes.
D’autres ressentent même une forme de menace lorsqu’on leur demande d’imaginer une présence bienveillante.
Ces réactions ne doivent pas être considérées comme un échec thérapeutique.
Elles peuvent constituer une partie essentielle du travail.
Pourquoi la bienveillance peut-elle être menaçante ?
Nos réactions à la compassion sont liées à notre histoire d’apprentissage.
Si la douceur a été rare, imprévisible ou suivie d’une blessure, elle peut devenir difficile à recevoir.
Une personne peut également avoir appris que montrer une vulnérabilité entraîne humiliation ou exploitation.
Elle développe alors une stratégie :
ne rien demander ;
ne rien montrer ;
tout supporter ;
rester forte.
La compassion peut sembler menacer cette organisation.
Recevoir de l’aide signifie alors accepter momentanément de ne pas tout porter seul.
Pour quelqu’un qui a construit sa sécurité autour de l’autosuffisance, ce mouvement peut être beaucoup plus difficile qu’il n’y paraît.
Trois grandes directions de la compassion
La compassion peut être envisagée dans trois directions.
La compassion envers les autres : reconnaître leur souffrance et souhaiter pouvoir y répondre de manière utile.
La compassion venant des autres : accepter qu’une autre personne puisse nous soutenir.
La compassion envers soi-même : répondre à sa propre souffrance sans humiliation ni abandon.
Une personne peut être très développée dans une direction et presque bloquée dans une autre.
Quelqu’un peut consacrer sa vie à aider les autres tout en refusant toute aide pour lui-même.
La capacité à donner n’implique donc pas automatiquement la capacité à recevoir.
Compassion et pitié
La pitié peut créer une relation verticale :
« Moi qui vais bien, je regarde celui qui va mal. »
La compassion n’a pas besoin de cette hiérarchie.
Elle reconnaît plutôt une réalité commune : les êtres humains connaissent la peur, la perte, l’échec, la maladie, l’incertitude et la vulnérabilité.
Reconnaître cette vulnérabilité commune ne supprime pas les différences entre les situations.
Cela évite simplement de transformer la souffrance en preuve d’infériorité.
Compassion et complaisance
Une objection revient fréquemment :
« Si je suis compatissant envers moi-même, je vais tout me permettre. »
Mais compassion et complaisance ne sont pas synonymes.
Supposons qu’une personne ait blessé quelqu’un.
La complaisance pourrait consister à dire :
« Ce n’est pas grave, oublions. »
La compassion peut au contraire permettre de regarder la situation sans s’effondrer dans :
« Je suis une personne horrible et irrécupérable. »
La personne peut reconnaître :
« Ce que j’ai fait a causé du tort. Je dois comprendre pourquoi je l’ai fait, réparer ce qui peut l’être et essayer de ne pas le reproduire. »
La responsabilité demeure.
La destruction de soi n’est simplement pas ajoutée comme condition obligatoire de cette responsabilité.
La compassion peut être ferme
La compassion est parfois représentée comme une douceur permanente.
Pourtant, une réponse compatissante peut être très ferme.
Dire non.
Quitter une situation dangereuse.
Poser une limite.
Demander de l’aide.
Interrompre un comportement destructeur.
Accepter une vérité difficile.
La question n’est pas :
« Est-ce agréable ? »
mais plutôt :
« Qu’est-ce qui peut réellement protéger, aider ou réduire la souffrance à long terme ? »
Une décision inconfortable peut être profondément compatissante.
Comprendre les systèmes de régulation émotionnelle
La CFT utilise notamment un modèle pédagogique décrivant plusieurs grands systèmes de régulation émotionnelle.
Un premier système concerne la menace et la protection.
Il nous aide à détecter les dangers et peut mobiliser peur, colère, vigilance ou comportements de protection.
Un deuxième concerne davantage la recherche, l’acquisition et la motivation : poursuivre un objectif, obtenir une ressource, réussir, progresser.
Un troisième est associé à l’apaisement, la sécurité et l’affiliation.
Ces systèmes ne sont pas des compartiments anatomiques parfaitement séparés.
Ils constituent un modèle permettant de comprendre certains équilibres psychologiques.
Lorsque le système de menace domine
Une personne ayant vécu dans un environnement imprévisible peut devenir extrêmement attentive aux signes de danger.
Un silence est interprété comme un rejet.
Une erreur annonce une catastrophe.
Une remarque devient une humiliation.
Le système de protection est mobilisé très facilement.
Cette réaction n’est pas nécessairement un choix conscient.
Elle peut avoir été extrêmement utile dans certains contextes.
Le problème apparaît lorsque l’environnement a changé mais que l’organisme continue à fonctionner comme si la menace était permanente.
Le travail thérapeutique ne consiste pas à reprocher à la personne cette réaction.
Il cherche à développer d’autres possibilités de réponse.
Le système de performance
Certaines personnes compensent leur insécurité en développant fortement le système orienté vers la réussite.
Il faut avancer.
Produire.
Réussir.
Obtenir.
Prouver.
La réussite apporte momentanément du soulagement.
Mais ce soulagement peut être très court.
À peine un objectif atteint, le suivant apparaît.
Si la valeur personnelle dépend exclusivement de la performance, s’arrêter devient dangereux.
Le repos ressemble à une faute.
L’échec devient une menace identitaire.
La compassion peut alors aider à construire une relation à soi qui ne dépend pas uniquement de ce qui est produit.
Développer l’apaisement
Le travail centré sur la compassion cherche notamment à développer une capacité d’apaisement et de sécurité intérieure.
Cela peut passer par différentes pratiques : respiration, attention au corps, imagination, travail avec la voix intérieure ou construction d’images associées à la sécurité et à la compassion.
Ces exercices ne sont pas destinés à maintenir la personne dans un calme permanent.
L’objectif est plutôt qu’elle dispose d’une autre réponse possible que l’attaque, la fuite, la honte ou l’autocritique.
La respiration comme point d’appui
Certaines pratiques de CFT utilisent une respiration calme et régulière comme support.
La respiration n’est pas présentée comme une solution universelle.
Elle peut simplement fournir un point d’ancrage permettant de ralentir suffisamment pour observer ce qui se passe.
La personne peut ensuite travailler sur la manière dont elle répond à sa propre difficulté.
Il ne s’agit donc pas uniquement de « respirer pour se calmer ».
Le ralentissement prépare parfois un changement de posture intérieure.
Construire une image compatissante
Certains exercices proposent d’imaginer une figure possédant différentes qualités : sagesse, force, chaleur, stabilité et absence de jugement humiliant.
Cette figure peut être entièrement imaginaire.
L’objectif n’est pas de convaincre la personne qu’un être imaginaire existe réellement.
L’image sert de support à l’expérience d’une manière différente de répondre à la souffrance.
Pour certaines personnes, l’exercice est facile.
Pour d’autres, il provoque une résistance importante.
Le thérapeute doit pouvoir adapter la méthode plutôt que conclure que la personne « refuse d’aller mieux ».
La voix compatissante
Le contenu d’une phrase compte.
La manière dont elle est prononcée intérieurement compte également.
« Ce n’est pas grave »
peut être dit avec chaleur.
Il peut aussi être dit d’une manière sèche qui signifie :
« Arrête de te plaindre. »
Le travail peut donc porter sur le ton intérieur.
Comment parlerait une personne à la fois chaleureuse, courageuse et lucide ?
Pas quelqu’un qui nie le problème.
Pas quelqu’un qui dramatise.
Quelqu’un capable de regarder ce qui est difficile tout en cherchant la réponse la plus utile.
Écrire depuis une position compatissante
L’écriture peut être utilisée pour explorer cette posture.
La personne peut écrire une lettre à elle-même en adoptant le point de vue d’une figure compatissante.
L’exercice ne consiste pas à écrire :
« Tout est merveilleux et tu es parfait. »
Une lettre réellement compatissante peut dire :
« Tu as fait une erreur. Tu le sais. Elle a eu des conséquences. Mais te détruire pendant dix ans ne réparera pas ce qui s’est passé. Voyons maintenant ce que tu peux faire. »
La compassion conserve ainsi la réalité.
Elle modifie la manière de lui répondre.
Le critique intérieur
La CFT peut proposer d’examiner la voix critique comme une partie du fonctionnement psychologique plutôt que comme la vérité absolue.
Que dit-elle ?
Quel ton utilise-t-elle ?
Quand apparaît-elle ?
Que cherche-t-elle à empêcher ?
De quoi a-t-elle peur ?
Une personne peut découvrir que son critique intérieur ressemble à certaines paroles entendues autrefois.
Elle peut aussi constater qu’il a développé sa propre logique.
L’objectif n’est pas nécessairement de faire disparaître cette voix.
Il peut être de réduire son autorité.
Honte externe et honte interne
La honte peut concerner la manière dont nous pensons être vus par les autres.
« Ils vont découvrir que je ne vaux rien. »
Elle peut également être devenue intérieure :
« Je sais que je ne vaux rien. »
Ces deux dimensions peuvent se renforcer.
La personne s’attend au jugement parce qu’elle se juge déjà.
Puis chaque réaction ambiguë de l’entourage semble confirmer cette conviction.
La thérapie cherche notamment à examiner cette boucle et à développer des réponses moins dominées par la honte.
Compassion et traumatisme
Chez certaines personnes ayant vécu des expériences traumatiques, la compassion peut constituer une dimension importante du travail.
Elles peuvent se reprocher ce qu’elles ont fait ou n’ont pas fait pendant l’événement.
Elles peuvent ressentir de la honte pour des réactions automatiques de survie.
Le travail compatissant peut aider à replacer ces réactions dans leur contexte.
Mais il ne faut pas imposer immédiatement des exercices de compassion à quelqu’un qui les vit comme menaçants.
La sécurité et le rythme du travail restent essentiels.
Compassion envers l’enfant que l’on a été
Certains exercices invitent la personne à considérer une version plus jeune d’elle-même.
Elle peut constater qu’elle applique à cet enfant un jugement qu’elle n’appliquerait jamais à un autre enfant placé dans la même situation.
Cet exercice peut être puissant.
Il ne doit cependant pas devenir une reconstruction artificielle du passé.
L’objectif n’est pas d’inventer ce qui s’est produit.
Il est d’examiner la manière dont la personne juge aujourd’hui celle qu’elle était autrefois.
Recevoir la compassion des autres
Pour certaines personnes, accepter la compassion est plus difficile que l’offrir.
Un compliment est immédiatement rejeté.
« Il dit ça pour être gentil. »
Une aide déclenche une dette imaginaire.
« Maintenant je lui dois quelque chose. »
Une attention provoque la méfiance.
« Qu’est-ce qu’il veut ? »
Le travail peut consister à apprendre progressivement à tolérer une relation dans laquelle recevoir ne signifie pas automatiquement être faible, dépendant ou redevable.
Cette dimension peut également se jouer directement dans la relation thérapeutique.
Donner sans disparaître
La compassion envers les autres peut elle-même devenir déséquilibrée.
Certaines personnes se consacrent continuellement aux besoins d’autrui.
Elles appellent cela générosité, devoir ou compassion.
Mais elles finissent épuisées et incapables de reconnaître leurs propres limites.
Une compassion durable n’exige pas l’effacement de soi.
Aider quelqu’un n’implique pas nécessairement de lui donner tout ce qu’il demande.
Une limite peut protéger les deux personnes.
La compassion dans la relation thérapeutique
La thérapie centrée sur la compassion ne se résume pas à une collection d’exercices.
La manière dont le thérapeute répond à la personne constitue elle-même une partie du travail.
Le thérapeute cherche à créer une relation dans laquelle les difficultés peuvent être examinées sans humiliation.
Mais il ne doit pas devenir une source permanente de réassurance.
L’objectif n’est pas que le patient ait besoin du thérapeute chaque fois que son autocritique apparaît.
Le travail vise progressivement à développer une capacité que la personne pourra mobiliser elle-même.
Compassion et motivation
Une croyance fréquente affirme que la critique motive mieux que la compassion.
La dureté peut effectivement produire de l’action.
La peur aussi.
Quelqu’un peut travailler énormément parce qu’il redoute l’échec.
La question est de savoir à quel prix et pendant combien de temps.
Une motivation fondée exclusivement sur la menace peut produire épuisement, évitement, perfectionnisme ou sentiment permanent d’insuffisance.
La compassion cherche une autre forme de motivation :
« Cette chose compte pour moi, donc je vais essayer de la faire »
plutôt que :
« Si je ne réussis pas, cela prouvera que je ne vaux rien. »
La compassion ne supprime pas toutes les émotions difficiles
L’objectif n’est pas de devenir constamment paisible et bienveillant.
La colère continuera d’exister.
La peur également.
La tristesse aussi.
Une personne compatissante envers elle-même peut traverser une journée terrible.
La différence réside dans la réponse secondaire.
À la souffrance initiale ne s’ajoute pas systématiquement :
« Je ne devrais pas ressentir cela. »
« Je suis ridicule. »
« Je suis faible. »
« Je mérite ce qui m’arrive. »
Réduire cette deuxième couche peut déjà modifier profondément l’expérience.
Une approche parmi d’autres
La CFT possède des racines dans plusieurs traditions et champs de recherche, notamment les approches cognitivo-comportementales, la psychologie évolutionniste, la théorie de l’attachement et les travaux consacrés aux systèmes de régulation émotionnelle.
Elle dispose d’un corpus de recherche en développement, avec un intérêt particulier pour la honte et l’autocritique.
Cela ne signifie pas qu’elle soit nécessairement la meilleure approche pour toute difficulté psychologique.
Elle peut être utilisée comme psychothérapie structurée ou intégrée à d’autres approches.
Sa pertinence dépend de la problématique, des objectifs et de la personne.
Quand la compassion devient une injonction
Une idée thérapeutique utile peut elle-même être transformée en nouvelle exigence.
« Je devrais être plus compatissant avec moi-même. »
Puis :
« Je n’y arrive pas. »
Puis :
« Je suis vraiment incapable, même de compassion. »
La personne vient alors de transformer l’autocompassion en nouvelle raison de s’attaquer.
Le paradoxe mérite d’être reconnu.
Apprendre la compassion peut inclure le fait d’accepter qu’elle soit parfois difficile.
Elle se construit.
Elle ne se décrète pas.
À retenir
Les thérapies centrées sur la compassion travaillent particulièrement sur la honte, l’autocritique et la difficulté à donner, recevoir ou diriger vers soi une réponse bienveillante et constructive.
La compassion n’est ni la pitié, ni la complaisance, ni l’absence de responsabilité.
Elle peut être douce, mais également ferme.
Elle peut conduire à accepter une limite, réparer une erreur, demander de l’aide, quitter une situation ou affronter une difficulté.
Le travail thérapeutique cherche notamment à réduire la domination de la menace et de l’autocritique tout en développant une capacité d’apaisement, de courage et de soutien intérieur.
La compassion ne consiste pas à se raconter que tout va bien. Elle consiste à pouvoir regarder ce qui fait mal, ce qui a échoué ou ce qui doit changer sans transformer automatiquement cette difficulté en preuve que l’on mérite d’être attaqué — y compris par soi-même.
Aucun résultat pour cette recherche. Essaie un autre mot.
Contenu d’information générale. Les techniques de soin et leurs indications demandent une évaluation adaptée à la situation.