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COMMUNICATION

LA SANTÉ AVANT TOUT · Psychologie

COMMUNICATION

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Communiquer paraît naturel.

Nous parlons.

Nous écrivons.

Nous faisons des gestes.

Nous nous taisons.

Nous répondons.

Nous expliquons.

Et pourtant, deux personnes peuvent participer à la même conversation et en sortir avec deux versions complètement différentes de ce qui vient de se passer.

L’une pense avoir été parfaitement claire.

L’autre pense avoir compris exactement l’inverse.

Pourquoi ?

Parce que communiquer ne consiste pas simplement à envoyer des mots.

Entre ce que je pense, ce que je veux dire, ce que je dis réellement, ce que l’autre entend, ce qu’il comprend et ce qu’il retient, plusieurs transformations peuvent se produire.

Communiquer n’est pas seulement parler. C’est essayer de construire suffisamment de sens commun pour pouvoir se comprendre.

Ce que je pense n’est pas nécessairement ce que je dis

Une pensée peut être extrêmement claire dans notre tête.

Nous connaissons le contexte.

Nous savons ce qui s’est passé avant.

Nous connaissons nos intentions.

Nous savons pourquoi nous employons tel mot.

L’autre ne possède pas nécessairement toutes ces informations.

Nous pouvons donc avoir l’impression d’avoir tout expliqué alors qu’une partie essentielle de l’explication n’a jamais été formulée.

Elle nous semblait tellement évidente que nous ne pensions même pas devoir la préciser.

L’illusion de transparence

Nous surestimons parfois la capacité des autres à comprendre ce que nous ressentons ou ce que nous voulons.

« Il devrait bien voir que ça me dérange. »

« Elle sait très bien ce que je veux dire. »

« Après toutes ces années, je ne devrais pas avoir besoin de le demander. »

Mais vivre longtemps avec quelqu’un ne donne pas accès directement à ses pensées.

Une personne peut percevoir que quelque chose ne va pas sans savoir exactement quoi.

Elle peut même interpréter correctement notre émotion mais se tromper complètement sur sa cause.

Les mots et leur signification

Deux personnes peuvent utiliser le même mot sans lui donner exactement le même sens.

Respect.

Liberté.

Fidélité.

Soutien.

Famille.

Réussite.

Disponibilité.

Pour l’une, être disponible signifie répondre rapidement.

Pour l’autre, cela signifie être présent lorsqu’une situation réellement importante se produit.

Elles peuvent donc s’accuser mutuellement de ne pas respecter une valeur qu’elles définissent simplement de manière différente.

Avant de discuter d’un principe, il peut être utile de demander :

« Concrètement, qu’est-ce que ce mot signifie pour toi ? »

Entendre n’est pas comprendre

Nous pouvons entendre parfaitement une phrase et pourtant lui attribuer une intention qui n’était pas celle de la personne.

« Tu rentres tard ce soir ? »

peut être entendu comme une simple question.

Ou comme :

« Encore une fois, tu vas rentrer tard. »

Ou :

« J’ai besoin de savoir pour m’organiser. »

Ou :

« Je voudrais que tu restes avec moi. »

Les mots sont identiques.

L’interprétation dépend du contexte, du ton, de l’histoire relationnelle et des attentes de celui qui écoute.

Le non-verbal

Nous communiquons également par :

le regard ;

les expressions du visage ;

la posture ;

la distance ;

les gestes ;

le rythme ;

le silence ;

l’intonation.

Une personne peut dire :

« Oui, bien sûr »

de manière chaleureuse.

Irritée.

Ironique.

Résignée.

Les mots seuls ne suffisent pas toujours à déterminer le sens.

Cependant, le non-verbal n’est pas un dictionnaire universel.

Croiser les bras ne signifie pas automatiquement être fermé.

Éviter le regard ne signifie pas nécessairement mentir.

Un geste doit être interprété avec prudence et dans son contexte.

Le ton

Nous répondons parfois davantage au ton qu’au contenu.

Une demande parfaitement raisonnable peut être rejetée parce qu’elle semble méprisante.

Inversement, un désaccord important peut être entendu lorsqu’il est formulé sans attaque.

Cela explique certaines disputes dans lesquelles les deux personnes finissent par parler uniquement de la manière dont l’autre parle.

« Ce n’est pas ce que tu dis, c’est ton ton. »

Le ton fait effectivement partie du message.

L’intention ne suffit pas

Nous pouvons dire :

« Je ne voulais pas te blesser. »

Et cela peut être vrai.

Mais une intention bienveillante n’annule pas automatiquement l’effet produit.

Inversement, le fait que quelqu’un se sente blessé ne prouve pas nécessairement que nous voulions le blesser.

Deux réalités peuvent coexister :

je n’avais pas l’intention de faire mal ;

ce que j’ai dit a néanmoins fait mal.

Une communication mature permet de considérer les deux sans obliger l’une à annuler l’autre.

L’interprétation

Nous ne recevons jamais les paroles dans un vide psychologique.

Nous les interprétons à partir de notre histoire.

Une personne ayant souvent été critiquée peut percevoir rapidement une remarque comme un jugement.

Quelqu’un ayant vécu des abandons peut devenir particulièrement attentif aux signes de distance.

Une personne habituée à devoir se défendre peut entendre une question comme une accusation.

L’interprétation peut être compréhensible sans être nécessairement exacte.

D’où l’importance, parfois, de vérifier :

« Quand tu dis cela, est-ce que tu veux dire… ? »

Demander plutôt que deviner

Une quantité considérable de conflits repose sur des intentions attribuées.

« Tu as fait ça pour m’énerver. »

« Tu voulais me rabaisser. »

« Tu t’en fiches. »

« Tu savais très bien que… »

Parfois, l’interprétation est correcte.

Mais lorsqu’elle ne l’est pas, la discussion commence sur une accusation concernant une intention que l’autre ne reconnaît pas.

Transformer l’affirmation en question peut ouvrir un espace :

« Qu’est-ce que tu voulais dire ? »

Cela ne garantit pas une réponse honnête.

Mais cela évite au moins de traiter systématiquement nos hypothèses comme des faits.

Écouter

Écouter ne signifie pas simplement rester silencieux pendant que l’autre parle.

Nous pouvons nous taire tout en préparant mentalement notre réponse.

Chercher la faille.

Construire notre défense.

Attendre le moment de reprendre la parole.

L’écoute réelle demande momentanément de comprendre la logique de l’autre, même lorsqu’on n’est pas d’accord avec elle.

Comprendre n’est pas approuver.

Cette distinction est essentielle.

Reformuler

Une manière simple de vérifier la compréhension consiste à reformuler.

« Si je comprends bien, ce qui t’a dérangé n’est pas que je sois parti, mais que je ne t’aie pas prévenu. »

L’autre peut répondre :

« Oui, exactement. »

Ou :

« Non, ce n’est pas ça. »

Dans les deux cas, la reformulation est utile.

Elle permet de corriger une incompréhension avant de construire dix minutes de dispute dessus.

Se sentir écouté

Parfois, une personne ne cherche pas immédiatement une solution.

Elle veut raconter ce qui lui est arrivé.

L’interlocuteur répond :

« Tu n’as qu’à faire ceci. »

La solution peut être excellente.

Mais la personne ne se sent pas nécessairement entendue.

Avant de résoudre, il peut être utile de savoir ce qui est attendu :

« Tu veux qu’on cherche une solution ou tu as surtout besoin que je t’écoute ? »

Cette simple distinction évite de nombreux malentendus.

Le réflexe de résoudre

Certaines personnes montrent leur affection en cherchant immédiatement une solution.

Quelqu’un raconte une difficulté.

Elles analysent.

Proposent.

Organisent.

Pour elles :

aider = résoudre.

Pour l’autre :

aider = comprendre ce que je ressens.

Aucune des deux conceptions n’est nécessairement mauvaise.

Le problème vient du décalage entre le type d’aide offert et celui qui était attendu.

Parler de soi

Une communication devient souvent plus précise lorsque nous décrivons notre propre expérience.

Au lieu de :

« Tu ne m’écoutes jamais. »

on peut parfois dire :

« Quand je te parle et que tu regardes ton téléphone, j’ai l’impression que ce que je dis n’a pas beaucoup d’importance. »

La seconde formulation ne garantit pas l’absence de conflit.

Mais elle décrit :

une situation ;

une perception ;

un effet.

Elle laisse davantage de place à la discussion qu’un jugement global sur la personnalité de l’autre.

« Toujours » et « jamais »

Dans les conflits, ces mots apparaissent facilement.

« Tu fais toujours ça. »

« Tu ne m’aides jamais. »

L’autre cherche immédiatement un contre-exemple.

« C’est faux, mardi dernier je… »

La discussion quitte alors le problème actuel pour devenir un procès statistique.

Lorsque c’est possible, parler d’un comportement précis rend la conversation plus utile :

« Hier et aujourd’hui, cela s’est produit, et j’aimerais qu’on trouve une autre organisation. »

Critiquer un comportement ou une personne

Il existe une différence entre :

« Ce que tu as fait m’a posé problème »

et

« Tu es insupportable. »

Dans le premier cas, un comportement peut être modifié.

Dans le second, la personne entière devient le problème.

Les critiques globales déclenchent facilement une défense globale.

Si je suis présenté comme mauvais dans mon ensemble, je ne cherche plus nécessairement à comprendre le problème.

Je cherche à prouver que je ne suis pas la personne décrite.

Exprimer une demande

Nous pensons parfois avoir demandé quelque chose alors que nous avons seulement exprimé notre mécontentement.

« Cette cuisine est encore en désordre. »

Ce n’est pas exactement :

« Est-ce que tu peux ranger ce que tu as utilisé avant 19 heures ? »

Une demande précise permet à l’autre de savoir ce qui est attendu.

Cela ne signifie pas qu’il acceptera.

Mais au moins le désaccord portera sur une demande réelle plutôt que sur un message implicite.

Demande et exigence

Une demande laisse théoriquement la possibilité d’une réponse.

Une exigence signifie que le refus n’est pas réellement accepté.

Nous pouvons appeler quelque chose une demande tout en punissant immédiatement toute réponse négative.

« Tu peux me rendre ce service ? »

« Non, pas aujourd’hui. »

« Très bien, je vois ce que je représente pour toi. »

La deuxième phrase transforme rétrospectivement la demande en test relationnel.

Dire non

La communication implique également la capacité de refuser.

Un non peut être respectueux.

Il n’a pas nécessairement besoin d’un dossier complet de justification.

« Je ne peux pas. »

« Je préfère ne pas le faire. »

« Cela ne me convient pas. »

La difficulté à dire non peut produire des oui accompagnés de ressentiment.

Une réponse clairement négative est parfois plus saine qu’un accord donné contre soi-même puis reproché à l’autre.

L’assertivité a été développée séparément.

Les messages implicites

Dans certaines relations, une grande partie de la communication repose sur des sous-entendus.

Soupirs.

Silences.

Allusions.

Questions qui sont en réalité des reproches.

« Tu comptes vraiment sortir habillé comme ça ? »

La personne doit décoder le véritable message.

Les sous-entendus peuvent être utiles dans certaines situations sociales.

Mais lorsqu’un sujet est important, l’implicite augmente considérablement le risque d’interprétation erronée.

Le silence

Le silence peut signifier beaucoup de choses.

Réflexion.

Colère.

Fatigue.

Peur.

Respect.

Désaccord.

Besoin de temps.

Absence d’idée.

Refus de poursuivre.

Il est donc dangereux d’interpréter automatiquement :

silence = accord

ou

silence = mépris.

Parfois, il faut simplement demander ce qu’il signifie.

Le silence comme punition

Ne pas vouloir parler immédiatement peut être légitime.

Utiliser volontairement le silence pour provoquer l’angoisse, punir ou obtenir une soumission est différent.

La distinction tient notamment à la possibilité de donner un repère :

« Je ne peux pas parler correctement maintenant. J’ai besoin d’un peu de temps et nous reprendrons ce soir. »

Le silence devient alors une pause.

Pas une disparition relationnelle indéterminée.

Le bon moment

Une conversation importante peut échouer uniquement parce qu’elle commence au mauvais moment.

Quelqu’un est épuisé.

Pressé.

En retard.

Entouré d’autres personnes.

Déjà en colère.

Sur le point de dormir.

Le sujet peut être légitime.

Mais le moment rend son traitement presque impossible.

Choisir le moment ne signifie pas repousser indéfiniment.

Cela signifie reconnaître qu’une conversation possède de meilleures chances d’aboutir lorsque les personnes disposent réellement de la capacité de la mener.

Communiquer sous le coup de l’émotion

Lorsqu’une émotion devient très intense, notre objectif peut changer.

Nous ne cherchons plus à être compris.

Nous cherchons à gagner.

Nous défendre.

Faire taire.

Blesser.

Prouver.

Dans ces moments, continuer à parler davantage n’améliore pas nécessairement la communication.

Une pause peut devenir plus constructive qu’une dixième explication prononcée de plus en plus fort.

Les conversations difficiles

Certaines discussions sont difficiles précisément parce qu’elles comptent.

Argent.

Sexualité.

Famille.

Éducation.

Fidélité.

Santé.

Travail.

Séparation.

Valeurs.

Il n’existe pas toujours une formulation magique permettant d’éviter toute émotion.

Bien communiquer ne signifie pas transformer tous les désaccords en conversations agréables.

Cela signifie pouvoir parler d’un sujet difficile sans perdre complètement la possibilité de s’entendre.

Le conflit n’est pas nécessairement un échec de communication

Deux personnes peuvent parfaitement se comprendre et rester en désaccord.

Elles veulent réellement des choses incompatibles.

L’une veut déménager.

L’autre non.

L’une veut un enfant.

L’autre non.

L’une veut prêter de l’argent.

L’autre refuse.

Aucune reformulation parfaite ne supprimera automatiquement le désaccord.

La communication permet alors de clarifier le conflit.

Elle ne garantit pas qu’il possède une solution satisfaisante pour tous.

Les excuses

Une excuse utile ne consiste pas nécessairement à démontrer que nous avions de bonnes raisons.

« Je suis désolé, mais tu m’as énervé. »

réduit immédiatement la portée de l’excuse.

Reconnaître peut être plus simple :

« Je n’aurais pas dû te parler comme ça. »

Nous pouvons ensuite discuter du conflit initial.

Reconnaître sa propre part ne signifie pas prendre la responsabilité de tout ce qui s’est passé.

Réparer après une mauvaise communication

Nous disons parfois mal les choses.

Nous comprenons mal.

Nous répondons trop vite.

Une communication saine n’est pas une communication sans erreur.

C’est aussi une relation dans laquelle il existe une possibilité de réparation.

« Ce n’est pas ce que je voulais dire. Je recommence. »

« J’ai compris ta phrase comme une attaque. Je vois maintenant que ce n’était pas ton intention. »

« J’ai été injuste dans ma manière de répondre. »

Pouvoir revenir sur une conversation évite que chaque maladresse devienne définitive.

Communication numérique

Les messages écrits possèdent des avantages.

Ils permettent de réfléchir.

Relire.

Répondre plus tard.

Mais ils suppriment une grande partie des informations non verbales.

Une phrase courte peut sembler froide.

Une absence de réponse peut être interprétée.

Un point final peut paraître sec à quelqu’un et parfaitement neutre à quelqu’un d’autre.

L’écrit laisse beaucoup de place à l’interprétation.

Lorsqu’un échange devient émotionnellement complexe, changer de moyen de communication peut parfois être utile.

Les délais de réponse

Les technologies ont créé une nouvelle attente :

être joignable presque constamment.

Un message est envoyé.

Il est vu.

Pas de réponse.

Quelques minutes passent.

Puis une interprétation apparaît.

« Il m’ignore. »

Mais disponibilité technique et disponibilité psychologique ne sont pas identiques.

Posséder un téléphone ne signifie pas devoir être immédiatement disponible pour toutes les conversations.

Les relations gagnent parfois à établir leurs propres règles plutôt que de laisser les applications les imposer.

Les différences culturelles

La communication varie selon les milieux et les cultures.

Parler directement peut être considéré comme honnête dans un contexte et brutal dans un autre.

Interrompre peut être perçu comme irrespectueux ou comme signe d’implication dans la conversation.

Le silence peut avoir différentes significations.

La proximité physique également.

Ce qui semble « normal » est parfois simplement ce que nous avons appris comme normal.

Les différences individuelles

Certaines personnes ont besoin de parler pour comprendre ce qu’elles pensent.

D’autres ont besoin de réfléchir avant de parler.

Certaines veulent résoudre un conflit immédiatement.

D’autres ont besoin de temps.

Si la première poursuit la seconde pour obtenir une réponse immédiate et que la seconde fuit pour obtenir de l’espace, chacune peut renforcer exactement le comportement qu’elle reproche à l’autre.

Communiquer nécessite donc parfois de comprendre comment l’autre communique, pas uniquement ce qu’il communique.

Communiquer avec quelqu’un qui ne veut pas communiquer

Nous pouvons améliorer notre manière de parler.

Choisir nos mots.

Écouter.

Reformuler.

Être précis.

Mais la communication exige au minimum une certaine participation de l’autre.

Si quelqu’un refuse systématiquement toute discussion, déforme volontairement les propos, menace, intimide ou utilise chaque tentative de dialogue pour exercer un contrôle, le problème ne peut pas toujours être résolu par une meilleure formulation.

Il existe des situations dans lesquelles parler mieux ne suffit pas.

Communication et manipulation

Certaines techniques de communication peuvent elles-mêmes être utilisées pour influencer.

Flatterie.

Culpabilisation.

Pression.

Double message.

Menace implicite.

Déformation.

Promesse.

Silence stratégique.

La capacité à bien parler ne garantit donc pas une intention bienveillante.

La manipulation et l’influence seront traitées séparément.

Faut-il tout dire ?

La sincérité ne signifie pas verbaliser immédiatement chaque pensée qui traverse l’esprit.

Une pensée peut être momentanée.

Inutile.

Cruelle.

Mal formulée.

Nous pouvons choisir ce qui mérite d’être communiqué.

Mais ne rien dire sur des sujets essentiels peut également construire progressivement une relation fondée sur des suppositions.

La question n’est donc pas :

« Dois-je absolument tout dire ? »

mais plutôt :

« Qu’est-ce qui doit être dit pour que cette relation puisse fonctionner honnêtement ? »

Être compris par tout le monde est impossible

Nous pouvons expliquer soigneusement.

Préciser.

Reformuler.

Et malgré tout être mal compris.

Parce que l’autre possède son histoire.

Parce qu’il manque une information.

Parce qu’il n’écoute pas.

Parce que nos positions sont différentes.

Parce que nous avons nous-mêmes mal formulé.

La communication peut être améliorée.

Elle ne peut pas être rendue parfaitement contrôlable.

Nous sommes responsables de ce que nous essayons d’exprimer.

Nous ne pouvons pas contrôler entièrement ce que chaque personne en fera.

Quand demander de l’aide ?

Certaines difficultés de communication sont ordinaires et se règlent par des ajustements.

Mais lorsque les mêmes conflits se répètent continuellement, que les conversations deviennent systématiquement agressives, que toute tentative de dialogue échoue ou que les relations se détériorent fortement, un accompagnement peut parfois être utile.

Dans un contexte de violence, de menace ou d’emprise, l’objectif prioritaire n’est pas de trouver la phrase parfaite permettant de mieux communiquer avec l’auteur des comportements.

La sécurité et l’accès à une aide adaptée passent avant l’amélioration du dialogue.

Les méthodes de travail thérapeutique sur la communication et les relations seront développées dans la partie consacrée à la psychothérapie.

À retenir

Communiquer ne consiste pas simplement à parler clairement.

Entre une intention et ce que l’autre comprend se trouvent les mots, le ton, le contexte, l’histoire relationnelle, les émotions et les interprétations de chacun.

Une communication plus solide demande souvent de remplacer certaines certitudes par des vérifications :

« Voilà ce que j’ai voulu dire. »

« Voilà ce que j’ai compris. »

« Est-ce bien cela que tu voulais dire ? »

Elle demande également de distinguer comprendre et approuver, émotion et accusation, demande et exigence, silence et consentement.

Et surtout d’accepter une limite essentielle :

nous pouvons faire de notre mieux pour être compréhensibles, mais nous ne pouvons pas fabriquer seuls une compréhension à deux.

Bien communiquer, ce n’est pas réussir à faire penser l’autre comme nous. C’est créer suffisamment d’espace pour que chacun puisse comprendre ce que l’autre essaie réellement de dire.

Contenu d’information générale. Les techniques de soin et leurs indications demandent une évaluation adaptée à la situation.