LA SANTÉ AVANT TOUT · Psychothérapie
PSYCHOTHÉRAPIE DE COUPLE
108 sections thématiques
La psychothérapie de couple accompagne deux personnes qui souhaitent comprendre et modifier ce qui se passe dans leur relation.
Elle peut être envisagée lorsque le couple traverse :
des conflits répétés ;
une difficulté de communication ;
une perte de confiance ;
une infidélité ;
un éloignement affectif ;
des difficultés sexuelles ;
des désaccords concernant les enfants ;
une transition importante ;
une maladie ;
des difficultés financières ;
une recomposition familiale ;
une crise ;
ou simplement l’impression que la relation s’est enfermée dans un fonctionnement qui ne convient plus.
Mais la thérapie de couple n’a pas pour mission de sauver tous les couples.
Elle peut aider deux personnes à rester ensemble autrement.
Elle peut aussi les aider à comprendre qu’elles ne souhaitent plus continuer ensemble.
Dans certains cas, elle peut accompagner une séparation moins destructrice.
L’objectif n’est donc pas nécessairement :
rester ensemble à tout prix.
L’objectif est de comprendre ce qui se passe dans la relation et de permettre aux deux partenaires de prendre des décisions plus conscientes.
Le patient n’est pas nécessairement l’un des partenaires
Dans une psychothérapie individuelle, le travail se construit principalement autour d’une personne.
Dans une thérapie de couple, le thérapeute s’intéresse beaucoup à la relation.
Il observe :
ce que fait l’un ;
la manière dont l’autre y répond ;
ce que cette réponse provoque chez le premier ;
et comment la boucle se répète.
Le problème ne se trouve donc pas toujours « dans » une seule personne.
Le couple comme système relationnel
Prenons une situation fréquente.
Une personne souhaite parler d’un problème.
L’autre se sent immédiatement critiquée et se retire.
La première interprète ce retrait comme de l’indifférence.
Elle insiste davantage.
L’autre se sent encore plus attaquée.
Elle se ferme davantage.
Plus l’une poursuit, plus l’autre s’éloigne.
Plus l’autre s’éloigne, plus la première poursuit.
Après quelque temps, chacun peut conclure :
« Le problème, c’est lui. »
Pourtant, le thérapeute peut observer surtout un cycle relationnel.
Le cycle n’efface pas les responsabilités individuelles
Cette notion doit être utilisée avec beaucoup de prudence.
Dire qu’un couple fonctionne selon un cycle ne signifie pas que tout est toujours partagé à parts égales.
Dans une dispute ordinaire, les deux partenaires peuvent effectivement participer à une escalade.
Mais lorsqu’il existe :
violence ;
menaces ;
contrôle coercitif ;
intimidation ;
agression sexuelle ;
surveillance ;
privation économique ;
la situation ne doit pas être reformulée comme :
« Vous participez tous les deux au cycle. »
La violence reste la responsabilité de celui qui l’exerce.
Pourquoi consulter ?
Certains couples arrivent en thérapie après des années de difficultés.
D’autres consultent dès l’apparition d’un problème.
Certains viennent parce qu’ils souhaitent préserver leur relation.
D’autres parce qu’ils hésitent déjà à se séparer.
Parfois, un partenaire veut absolument la thérapie tandis que l’autre vient principalement pour lui faire plaisir.
Le point de départ peut donc être très différent.
« Nous ne savons plus parler »
Cette phrase est extrêmement fréquente.
Mais elle peut recouvrir plusieurs réalités.
Le couple ne sait réellement plus communiquer.
Ou il communique parfaitement… mais uniquement selon un scénario devenu destructeur.
L’un sait exactement quelle phrase fera réagir l’autre.
L’autre sait exactement comment fermer la conversation.
La communication existe.
Elle est simplement devenue prévisible et douloureuse.
Les disputes répétitives
Certains couples se disputent pendant des années autour de thèmes apparemment différents.
Vaisselle.
Argent.
Téléphone.
Enfants.
Famille.
Vacances.
Travail.
Mais sous ces disputes peuvent apparaître des questions plus constantes :
« Est-ce que je compte pour toi ? »
« Puis-je compter sur toi ? »
« Est-ce que tu me respectes ? »
« Ai-je encore une place dans ta vie ? »
« Est-ce que je peux être moi-même dans cette relation ? »
La thérapie cherche parfois à atteindre ce niveau plus profond.
Le contenu et le processus
Le contenu est ce dont le couple parle.
Le processus est la manière dont il en parle.
Contenu :
« Qui devait sortir la poubelle ? »
Processus :
critique ;
défense ;
sarcasme ;
retrait ;
escalade.
Le thérapeute peut parfois s’intéresser moins à la poubelle qu’à ce qui vient de se produire entre les deux partenaires.
La communication
De nombreuses thérapies de couple travaillent la communication.
Mais « mieux communiquer » ne signifie pas simplement apprendre quelques phrases polies.
La difficulté peut concerner :
écouter ;
exprimer un besoin ;
tolérer un désaccord ;
recevoir une critique ;
dire non ;
demander ;
reconnaître une émotion ;
réparer après un conflit.
Écouter pour comprendre
Pendant une dispute, nous écoutons souvent pour répondre.
Pendant que l’autre parle, nous préparons déjà :
notre défense ;
notre objection ;
notre preuve.
Le thérapeute peut ralentir l’échange.
« Avant de répondre, pouvez-vous me dire ce que vous avez compris de ce qu’elle vient de dire ? »
Ce simple exercice peut révéler que chacun répond depuis longtemps à quelque chose que l’autre n’a jamais réellement dit.
Reformuler
Un partenaire dit :
« Tu n’es jamais là. »
L’autre entend :
« Tu es un mauvais conjoint. »
Le thérapeute peut chercher ce qui se trouve derrière la formulation.
« Quand je rentre seule le soir plusieurs fois dans la semaine, je me sens abandonnée et j’aimerais que nous ayons davantage de temps ensemble. »
La plainte devient plus précise.
Les généralisations
« Toujours. »
« Jamais. »
« Tout le temps. »
« Tu es comme ça. »
Ces formulations transforment facilement un comportement en identité.
« Tu as oublié deux rendez-vous importants »
n’est pas identique à :
« Tu ne penses jamais à moi. »
La précision peut réduire l’escalade.
Critiquer un comportement ou attaquer une personne
Il existe une différence importante entre :
« J’ai besoin que tu me préviennes lorsque tu rentres plus tard »
et :
« Tu es complètement égoïste. »
La première formulation ouvre davantage la possibilité d’un changement.
La seconde place l’autre en position de se défendre contre un jugement global.
La défensive
Lorsqu’une personne se sent attaquée, elle peut répondre :
« Et toi alors ? »
« Ce n’est pas vrai. »
« Tu fais pire. »
La conversation quitte rapidement le problème initial.
Chacun construit son dossier d’accusation.
La thérapie peut aider à interrompre cette logique judiciaire.
Le couple n’est pas un tribunal
Le thérapeute n’est pas là pour annoncer :
« Après examen du dossier, madame a raison à 62 % et monsieur à 38 %. »
Deux personnes peuvent avoir des perceptions différentes d’un même événement.
Le travail consiste souvent à comprendre ces expériences plutôt qu’à désigner un vainqueur.
Mais certains faits existent
La neutralité thérapeutique ne signifie pas prétendre que tout est seulement une question de point de vue.
Une infidélité a eu lieu ou non.
Un message a été envoyé ou non.
Une violence a été commise ou non.
Le thérapeute peut accueillir plusieurs expériences subjectives sans effacer les faits.
Les émotions derrière la colère
La colère peut parfois protéger d’autres émotions.
Peur.
Tristesse.
Honte.
Sentiment d’abandon.
Impuissance.
Un partenaire dit :
« Tu ne fais jamais attention à moi ! »
Sous la colère peut se trouver :
« J’ai peur de ne plus compter pour toi. »
Lorsque cette émotion devient exprimable, la conversation peut changer.
Mais toute colère ne cache pas forcément autre chose
Il faut éviter une nouvelle règle rigide.
Une personne peut simplement être en colère parce qu’une limite importante a été franchie.
La colère peut être une émotion parfaitement cohérente avec la situation.
La thérapie n’a pas à la transformer systématiquement en vulnérabilité cachée.
L’attachement
Certaines approches de couple accordent une grande place aux besoins d’attachement.
Le partenaire peut représenter une personne auprès de laquelle nous cherchons :
sécurité ;
présence ;
réconfort ;
reconnaissance.
Lorsque ce lien semble menacé, les réactions peuvent devenir très fortes.
Thérapie centrée sur les émotions
L’Emotionally Focused Therapy, étudiée précédemment, constitue l’une des approches majeures de thérapie de couple fondées sur l’émotion et l’attachement.
Elle cherche notamment à identifier les cycles négatifs et à aider les partenaires à exprimer plus directement les émotions et besoins qui organisent leurs réactions.
La personne qui critique continuellement peut, par exemple, tenter maladroitement de retrouver une proximité.
Celle qui se retire peut chercher à éviter un conflit qu’elle pense impossible à gérer.
Comprendre le cycle
Le thérapeute peut reformuler :
« Plus vous avez peur de la perdre, plus vous demandez des preuves et insistez. Plus vous insistez, plus elle se sent contrôlée et se retire. Et plus elle se retire, plus votre peur augmente. »
Le problème devient alors :
le cycle qui emprisonne les deux partenaires.
Cette reformulation peut réduire certaines accusations.
Les approches comportementales et cognitives
D’autres thérapies de couple travaillent davantage sur :
les comportements ;
les attentes ;
les interprétations ;
la résolution de problèmes ;
les échanges positifs ;
la communication.
Le couple peut apprendre à identifier certaines pensées automatiques.
« S’il ne répond pas immédiatement, c’est qu’il s’en fiche. »
Cette interprétation peut être examinée plutôt que considérée automatiquement comme un fait.
Les comportements positifs
Lorsqu’une relation est très dégradée, les partenaires remarquent souvent beaucoup plus facilement ce qui ne va pas que ce qui fonctionne encore.
Le travail peut parfois inclure la réintroduction de comportements simples :
attention ;
temps partagé ;
remerciement ;
affection ;
coopération.
Mais ces exercices ne doivent pas servir à masquer un problème grave.
Les approches intégratives
De nombreux thérapeutes de couple utilisent aujourd’hui plusieurs dimensions :
émotionnelle ;
comportementale ;
cognitive ;
systémique ;
relationnelle.
L’intégration peut être utile lorsqu’elle reste cohérente et adaptée au couple.
Le modèle Gottman
Les travaux de John et Julie Gottman ont fortement influencé la thérapie et l’éducation conjugales contemporaines.
Leurs recherches ont notamment porté sur les interactions observables entre partenaires.
Certains concepts issus de leurs travaux sont devenus très connus.
Les « quatre cavaliers »
John Gottman a popularisé quatre modes d’interaction particulièrement problématiques :
la critique ;
le mépris ;
la défensive ;
le retrait ou stonewalling.
Ils ne permettent pas à eux seuls de prédire mécaniquement le destin d’un couple.
Mais ils peuvent fournir une grille utile pour observer certaines interactions destructrices.
Le mépris
Le mépris est particulièrement corrosif.
Moqueries.
Humiliation.
Supériorité.
Dégoût affiché.
Sarcasmes destinés à rabaisser.
Une relation devient très difficile lorsque l’un ou les deux partenaires cessent de voir l’autre comme quelqu’un qui mérite encore du respect.
Le retrait
Certaines personnes cessent de répondre lorsqu’un conflit devient trop intense.
Ce retrait peut être interprété comme de l’indifférence.
Mais il peut parfois correspondre à une surcharge émotionnelle.
La personne n’arrive plus à traiter correctement l’échange.
Une pause peut alors être plus utile que poursuivre l’escalade.
Faire une pause
Une pause thérapeutique n’est pas :
claquer la porte ;
disparaître pendant trois jours ;
punir l’autre par le silence.
Elle peut être annoncée :
« Je suis trop énervé pour continuer correctement. Je prends trente minutes et nous reprenons ensuite. »
La reprise prévue distingue la régulation du retrait punitif.
Réparer après le conflit
Les couples ne peuvent pas éviter tout désaccord.
La capacité de réparation devient donc essentielle.
Reconnaître une parole blessante.
S’excuser.
Revenir sur une conversation.
Clarifier.
Faire un geste de rapprochement.
Un couple solide n’est pas nécessairement un couple qui ne se dispute jamais.
Les excuses
« Désolé si tu l’as mal pris »
n’est pas exactement :
« Je comprends que ce que j’ai dit t’a blessé. Je n’aurais pas dû te parler ainsi. »
Une excuse réelle reconnaît davantage sa propre part.
Pardonner ?
La thérapie de couple peut accompagner un processus de pardon.
Mais elle ne doit pas l’imposer.
Une personne peut comprendre une faute et décider malgré tout qu’elle ne souhaite pas continuer la relation.
Le pardon n’est pas un ticket obligatoire pour rester ensemble.
L’infidélité
L’infidélité constitue l’un des motifs fréquents de consultation.
Elle peut provoquer :
choc ;
colère ;
humiliation ;
peur ;
obsession des détails ;
perte de confiance ;
remise en question de toute l’histoire du couple.
La thérapie peut aider à traverser cette crise.
La première question n’est pas toujours « pourquoi ? »
Immédiatement après la découverte, le partenaire blessé peut avoir besoin de comprendre :
ce qui s’est passé ;
si la relation parallèle est terminée ;
ce qui est encore caché ;
ce que l’autre souhaite maintenant.
Une exploration psychologique sophistiquée des causes ne remplace pas la nécessité d’établir un minimum de réalité commune.
Les détails
Certaines informations sont nécessaires.
D’autres détails très précis peuvent alimenter des images intrusives pendant longtemps.
Le thérapeute peut aider le couple à distinguer :
ce qui doit être clarifié ;
ce qui risque surtout d’ajouter de la souffrance sans apporter d’information utile.
La responsabilité de l’infidélité
Un couple peut avoir rencontré des difficultés avant l’infidélité.
Ces difficultés peuvent être explorées.
Mais la décision d’avoir une relation cachée appartient à celui ou celle qui l’a prise.
Dire :
« Notre couple allait mal »
n’est pas identique à :
« Tu m’as obligé à te tromper. »
Reconstruire la confiance
La confiance ne revient pas parce que quelqu’un dit :
« Fais-moi confiance. »
Elle se reconstruit généralement par :
cohérence ;
transparence adaptée ;
respect des engagements ;
temps ;
capacité à répondre aux questions nécessaires ;
comportements fiables.
La confiance est une conséquence progressive, non un ordre.
Rester après une infidélité
Rester ne signifie pas manquer de dignité.
Partir ne signifie pas échouer.
La décision appartient au couple et aux personnes qui le composent.
La thérapie peut aider à la prendre sans imposer une morale extérieure.
Les secrets
La question des secrets est particulièrement complexe en thérapie de couple.
Que fait le thérapeute si un partenaire révèle individuellement une information importante qu’il refuse de communiquer à l’autre ?
Il est préférable que le cadre concernant les séances individuelles et les secrets soit expliqué dès le début.
La politique des secrets
Certains thérapeutes adoptent une politique selon laquelle ils ne peuvent pas conserver durablement un secret majeur ayant un impact direct sur la relation.
D’autres travaillent différemment.
L’essentiel est que les règles soient explicites.
Le thérapeute ne doit pas improviser après avoir reçu une information qui modifie toute la thérapie.
Les séances individuelles
Une thérapie de couple peut comporter certaines rencontres individuelles.
Elles peuvent permettre :
d’évaluer la sécurité ;
d’explorer certaines difficultés ;
de recueillir des informations sensibles.
Mais la thérapie doit éviter de devenir deux psychothérapies individuelles parallèles réunies artificiellement.
Neutralité et alliance
Le thérapeute doit construire une alliance avec les deux partenaires.
Mais il n’est pas obligé d’être neutre envers tous les comportements.
Il peut dire :
« Je peux comprendre votre colère, mais je ne peux pas considérer les menaces comme un mode de communication acceptable. »
Respecter les deux personnes ne signifie pas valider chaque comportement.
« Le thérapeute est de son côté »
Cette impression apparaît fréquemment.
Un partenaire peut ressentir qu’une question adressée à l’autre constitue une prise de parti.
Le thérapeute doit être attentif à l’équilibre du cadre.
Mais l’équilibre ne signifie pas compter exactement le même nombre de phrases adressées à chacun.
Les responsabilités peuvent être différentes
Dans un conflit, l’un peut avoir menti.
L’autre peut avoir réagi par des insultes.
Les deux comportements peuvent être travaillés sans les déclarer identiques.
La thérapie sérieuse ne fabrique pas une égalité artificielle pour paraître neutre.
Violence conjugale
La présence de violence change profondément l’évaluation.
Il faut distinguer notamment :
conflit de couple ;
escalades ponctuelles ;
violence répétée ;
contrôle coercitif ;
terreur ;
menaces ;
violence sexuelle ;
mise en danger.
Toutes ces situations ne relèvent pas du même cadre.
Pourquoi une thérapie de couple peut-elle être problématique en cas de violence ?
Une victime peut ne pas pouvoir parler librement devant l’auteur des violences.
Ce qu’elle dit pendant la séance peut provoquer des représailles ensuite.
Le langage du « cycle du couple » peut également diluer la responsabilité de l’agresseur.
Dans certaines situations, la priorité est donc la sécurité, non l’amélioration de la communication conjugale.
La thérapie n’est pas une médiation entre victime et agresseur
On ne demande pas à une personne victime de violence :
« Que pourriez-vous faire pour qu’il vous frappe moins ? »
La responsabilité de la violence n’est pas partagée.
Cette frontière doit rester absolument claire.
La jalousie
La jalousie peut être travaillée lorsqu’elle provoque :
interrogatoires ;
conflits ;
surveillance ;
angoisse ;
accusations.
Mais il faut distinguer :
une peur interne ;
une réaction à des comportements réellement ambigus ;
un contrôle coercitif présenté comme « jalousie ».
Le contexte change complètement l’intervention.
Le téléphone
Le téléphone est devenu un personnage presque permanent de certains conflits conjugaux.
Temps d’écran.
Messages.
Réseaux sociaux.
Anciennes relations.
Codes d’accès.
Localisation.
Le thérapeute peut aider le couple à définir ses propres règles.
Intimité et transparence
Être en couple ne signifie pas nécessairement renoncer à toute intimité personnelle.
À l’inverse, invoquer la vie privée ne justifie pas toutes les dissimulations.
Chaque couple doit construire ses frontières.
La thérapie peut aider à distinguer :
intimité ;
secret ;
mensonge ;
contrôle.
L’argent
L’argent concentre souvent plusieurs dimensions :
sécurité ;
pouvoir ;
autonomie ;
confiance ;
valeurs ;
projets.
Un conflit financier n’est donc pas toujours simplement une question de calcul.
Les comptes
Compte commun.
Comptes séparés.
Répartition proportionnelle.
Répartition égale.
Il n’existe pas un modèle universel du couple sain.
La question est plutôt :
le système est-il compris ?
consenti ?
équitable selon les partenaires ?
adapté à leur réalité ?
La dépendance économique
Lorsqu’un partenaire contrôle toutes les ressources et empêche l’autre d’accéder à l’argent, il ne s’agit plus simplement d’une différence de gestion budgétaire.
Le contrôle économique peut faire partie d’une dynamique abusive.
Le thérapeute doit savoir reconnaître cette distinction.
Les enfants
L’arrivée d’un enfant transforme profondément la relation.
Temps.
Sommeil.
Sexualité.
Répartition des tâches.
Responsabilités.
Familles d’origine.
Carrière.
Les tensions peuvent augmenter sans que le couple ait nécessairement cessé de s’aimer.
La répartition invisible
Une personne peut accomplir de nombreuses tâches visibles.
L’autre peut porter une grande partie de :
l’anticipation ;
l’organisation ;
la planification ;
les rendez-vous ;
les besoins des enfants.
Cette charge mentale peut devenir un sujet majeur.
Le thérapeute doit examiner le travail réel plutôt que se contenter des intentions.
Les désaccords éducatifs
Un parent veut davantage de règles.
L’autre davantage de souplesse.
L’enfant découvre rapidement la différence.
Le conflit parental peut devenir permanent.
La thérapie peut aider à construire suffisamment de cohérence sans exiger que les deux parents pensent exactement de la même manière.
Les familles d’origine
« Ta mère intervient dans tout. »
« Tu critiques toujours ma famille. »
Les relations avec les familles d’origine peuvent devenir un enjeu central.
Le couple doit souvent négocier une frontière entre :
appartenance familiale ;
loyauté ;
autonomie conjugale.
Les fêtes et traditions
Les conflits apparemment anodins autour de :
Noël ;
vacances ;
anniversaires ;
religion ;
repas familiaux
peuvent en réalité poser la question :
« À quelle famille appartenons-nous maintenant ? »
Créer un couple implique souvent de construire de nouvelles traditions sans nécessairement effacer les anciennes.
Les familles recomposées
Une recomposition ajoute plusieurs niveaux :
anciens partenaires ;
enfants ;
beaux-parents ;
fratries recomposées ;
questions financières ;
loyautés.
Le nouveau couple ne commence pas toujours à deux.
Il entre parfois dans un système déjà rempli d’histoires.
Le beau-parent
Le rôle du beau-parent peut être particulièrement délicat.
Trop impliqué :
« Tu n’es pas son père. »
Pas assez :
« Tu ne t’intéresses pas à mes enfants. »
La thérapie peut aider à construire progressivement un rôle réaliste plutôt qu’à appliquer un modèle unique.
La sexualité
Les difficultés sexuelles peuvent concerner :
désir ;
fréquence ;
plaisir ;
douleur ;
différences de besoins ;
image corporelle ;
communication ;
maladie ;
médicaments ;
histoire personnelle.
Le couple peut avoir beaucoup de mal à en parler sans accusation.
Différence de désir
Il est fréquent que deux partenaires n’aient pas exactement le même niveau de désir.
Le problème n’est pas nécessairement la différence elle-même.
Il peut apparaître lorsque cette différence devient :
pression ;
rejet permanent ;
culpabilité ;
marchandage ;
humiliation.
Le consentement existe aussi dans le couple
Être marié ou engagé dans une relation ne crée aucun droit automatique à une activité sexuelle.
Le consentement reste nécessaire.
Une thérapie de couple ne doit jamais travailler à rendre un partenaire « plus disponible » contre son gré.
La sexothérapie
Lorsque les difficultés sexuelles occupent une place importante, un travail spécifique de sexothérapie, étudié séparément, peut être pertinent.
Une évaluation médicale peut également être nécessaire lorsque des facteurs physiques ou médicamenteux sont possibles.
Tout problème sexuel ne s’explique pas par la relation.
La maladie
Une maladie importante peut modifier les rôles du couple.
L’un devient davantage aidant.
L’autre dépend davantage.
Sexualité, projets, finances et organisation quotidienne peuvent être bouleversés.
Le couple doit parfois apprendre à rester un couple alors qu’une grande partie de la vie tourne autour de la maladie.
Aidant et partenaire
Une personne peut dire :
« J’ai l’impression d’être devenue uniquement son infirmière. »
Cette phrase ne signifie pas qu’elle n’aime plus son partenaire.
Elle peut signaler que la relation conjugale a été absorbée par le soin.
La thérapie peut chercher à redonner une place à d’autres dimensions du lien.
Le handicap
Un handicap peut nécessiter des adaptations importantes.
Mais le thérapeute doit éviter de supposer que toutes les difficultés du couple viennent du handicap.
Le couple possède, comme tous les autres :
une histoire ;
des conflits ;
des désirs ;
des forces ;
des projets.
Le travail
Horaires.
Déplacements.
Ambition.
Chômage.
Reconversions.
Télétravail.
Le travail peut modifier profondément l’équilibre relationnel.
Une promotion peut être une réussite pour l’un et une perte de temps partagé pour l’autre.
Les deux réalités peuvent coexister.
La retraite
La retraite peut également provoquer une réorganisation majeure.
Deux personnes qui passaient une grande partie de leurs journées séparément se retrouvent soudain beaucoup plus souvent ensemble.
La question devient :
« Comment voulons-nous vivre cette nouvelle période ? »
Le départ des enfants
Lorsque les enfants quittent le foyer, le couple peut retrouver :
du temps ;
de la liberté ;
mais parfois aussi un vide.
Certains partenaires découvrent qu’ils ont fonctionné pendant des années principalement comme parents.
Ils doivent réapprendre à être un couple.
Le vieillissement
La thérapie de couple ne concerne pas uniquement les jeunes couples.
Vieillissement.
Maladie.
Retraite.
Sexualité.
Deuils.
Dépendance.
Projets de fin de vie.
Les couples âgés peuvent également traverser des transformations profondes.
Les couples de longue durée
Après trente ou quarante ans, la question n’est pas nécessairement :
« Comment retrouver exactement le couple du début ? »
Les partenaires ont changé.
La relation doit parfois être réinventée plutôt que restaurée.
Les valeurs
Certains conflits portent sur des valeurs fondamentales.
Religion.
Enfants.
Fidélité.
Argent.
Mode de vie.
Lieu de résidence.
Il n’existe pas toujours un compromis possible.
La thérapie peut aider à identifier cette réalité.
Tous les conflits ne sont pas solubles
Deux personnes peuvent s’aimer et vouloir des vies incompatibles.
L’un veut absolument des enfants.
L’autre absolument pas.
Il n’existe pas de compromis consistant à avoir « un demi-enfant ».
La thérapie ne peut pas fabriquer une solution lorsque les choix fondamentaux sont incompatibles.
Accepter un désaccord permanent
D’autres désaccords peuvent rester sans détruire le couple.
Les partenaires peuvent apprendre :
à les gérer ;
à les respecter ;
à ne pas les transformer en guerre permanente.
Un couple viable n’exige pas une fusion complète des opinions.
L’autonomie
Une relation saine laisse généralement une place à l’existence individuelle.
Amis.
Activités.
Pensées.
Temps personnel.
Le couple ne doit pas nécessairement tout partager.
Fusion et distance
Certains couples recherchent énormément de proximité.
D’autres davantage d’autonomie.
Il n’existe pas une distance universellement correcte.
Le problème apparaît lorsque les besoins deviennent incompatibles ou lorsque l’un impose sa préférence à l’autre.
« Tu devrais savoir »
Une difficulté fréquente consiste à attendre que l’autre devine.
« S’il m’aimait vraiment, il saurait. »
Mais aimer quelqu’un ne donne pas accès automatiquement à ses pensées.
Exprimer un besoin n’enlève rien à sa légitimité.
Les attentes
Nous arrivons souvent dans une relation avec des idées implicites :
un bon conjoint doit…
une bonne épouse doit…
un homme doit…
une femme doit…
un couple normal doit…
Ces règles peuvent provenir :
de la famille ;
de la culture ;
de la religion ;
des expériences passées.
La thérapie peut aider à les rendre visibles.
Les modèles familiaux
Une personne a grandi dans une famille où tout conflit était exprimé bruyamment.
L’autre dans une famille où personne ne parlait jamais des désaccords.
Le premier peut interpréter le silence comme du mépris.
Le second peut vivre toute élévation de voix comme une catastrophe.
Aucun n’arrive dans la relation sans histoire.
Mais l’histoire n’excuse pas tout
Comprendre :
« J’ai appris à crier chez moi »
peut être utile.
Cela ne signifie pas :
« Donc tu dois accepter que je te crie dessus. »
La compréhension doit augmenter la responsabilité, non la supprimer.
Les différences culturelles
Les couples interculturels peuvent devoir négocier davantage explicitement certaines questions :
famille ;
religion ;
éducation ;
argent ;
rôles ;
fêtes ;
langue ;
relations avec la belle-famille.
Ces différences ne constituent pas nécessairement des problèmes.
Elles deviennent problématiques lorsqu’elles restent impossibles à discuter ou lorsqu’une culture est systématiquement considérée comme supérieure à l’autre.
Les couples LGBT+
La thérapie de couple doit pouvoir accueillir les couples LGBT+ sans supposer automatiquement que leur fonctionnement correspond aux modèles hétérosexuels traditionnels.
Elle doit également tenir compte, lorsque c’est pertinent, de facteurs extérieurs :
discrimination ;
rejet familial ;
minority stress ;
questions de visibilité.
L’orientation sexuelle ou l’identité de genre ne constituent pas en elles-mêmes le problème à traiter.
Les relations non monogames consensuelles
Certains couples construisent volontairement des formes de non-monogamie consensuelle.
Le thérapeute n’a pas à décider à leur place que seule la monogamie serait psychologiquement valide.
Il doit en revanche examiner les mêmes questions fondamentales :
consentement ;
accords ;
limites ;
honnêteté ;
jalousie ;
sécurité ;
respect.
Non-monogamie et infidélité
La non-monogamie consensuelle n’est pas synonyme d’infidélité.
Une infidélité implique généralement la violation d’un accord relationnel.
Un couple non monogame peut lui aussi connaître une infidélité si les accords convenus sont transgressés.
Les séances à distance
La thérapie de couple peut également se dérouler en visioconférence.
Cela peut faciliter :
organisation ;
distance géographique ;
emploi du temps.
Mais le thérapeute doit penser :
confidentialité ;
sécurité ;
possibilité d’être interrompu ;
présence éventuelle d’autres personnes hors caméra.
Le domicile n’est pas toujours un espace sûr
Si l’un des partenaires contrôle l’autre, une séance à distance réalisée depuis le domicile peut empêcher une parole libre.
Le cadre numérique ne doit donc pas être choisi uniquement pour sa commodité.
Le thérapeute doit-il donner des conseils ?
Parfois, des recommandations concrètes peuvent être utiles.
Organiser une conversation.
Faire une pause pendant les conflits.
Créer un temps partagé.
Modifier une répartition des tâches.
Mais le thérapeute n’est pas un directeur de mariage.
Il ne décide pas :
qui doit travailler ;
où le couple doit vivre ;
s’il doit avoir un enfant ;
s’il doit se séparer.
Les exercices
Certaines thérapies proposent des exercices entre les séances.
Temps de conversation.
Observation des cycles.
Moments positifs.
Résolution d’un problème précis.
Ces exercices doivent correspondre à la situation réelle du couple.
Une activité romantique obligatoire n’est pas une solution universelle.
« Faites une soirée en amoureux »
Cela peut être agréable.
Mais si le couple est déchiré par un mensonge majeur, une soirée au restaurant ne résout pas le problème.
L’intervention doit correspondre au niveau réel de difficulté.
La thérapie préventive
Un couple n’a pas besoin d’attendre d’être au bord de la rupture pour consulter.
Certaines personnes utilisent quelques séances pour travailler :
un changement important ;
un projet commun ;
une difficulté récurrente ;
la préparation au mariage ;
l’arrivée d’un enfant.
La thérapie peut également être préventive.
La thérapie de discernement
Certains couples arrivent dans une situation particulière :
l’un veut rester ;
l’autre envisage sérieusement de partir.
Commencer immédiatement une thérapie destinée à améliorer le couple peut être prématuré.
Certaines approches proposent d’abord un travail de discernement :
essayer de reconstruire ;
se séparer ;
ou rester temporairement dans l’incertitude le temps de clarifier la décision.
Une thérapie ne peut pas fonctionner sans projet commun minimal
Les partenaires n’ont pas besoin d’avoir exactement le même objectif.
Mais si l’un vient pour reconstruire la relation et l’autre uniquement pour obtenir du thérapeute qu’il annonce la séparation à sa place, le cadre doit être clarifié.
La séparation
Parfois, le résultat de la thérapie est :
« Nous allons nous séparer. »
Cela ne signifie pas nécessairement que la thérapie a échoué.
Elle peut avoir permis une décision plus claire.
Se séparer autrement
Lorsque cela est possible et sûr, le travail peut aider à organiser :
la communication ;
les enfants ;
les limites ;
les relations futures nécessaires.
Le couple conjugal peut se terminer alors que la coopération parentale doit continuer.
Les enfants ne doivent pas devenir messagers
« Dis à ton père… »
« Demande à ta mère… »
Après une séparation, l’enfant peut se retrouver transformé en intermédiaire.
La thérapie peut aider les adultes à reprendre la responsabilité de leur communication.
Ne pas demander à l’enfant de choisir
L’enfant ne devrait pas avoir à devenir :
juge ;
confident ;
allié ;
arbitre.
Le conflit conjugal appartient aux adultes.
La protection de l’enfant exige de ne pas le placer au centre de cette guerre.
Le couple et les parents
Une thérapie de couple peut parfois montrer que le problème conjugal est devenu indissociable du fonctionnement parental.
Dans ce cas, un travail familial ou parental complémentaire peut être utile.
Mais il faut conserver des objectifs clairs.
Confidentialité
Le thérapeute doit expliquer :
ce qui reste confidentiel ;
comment sont gérées les éventuelles séances individuelles ;
ce qui est noté ;
comment sont traités les contacts entre les séances.
Le couple doit savoir quel cadre il accepte.
Le thérapeute n’est pas un témoin à charge
La thérapie ne doit pas devenir un moyen de collecter :
phrases ;
diagnostics ;
opinions
pour les utiliser ensuite dans un conflit juridique ou conjugal.
Le cadre thérapeutique doit rester distinct d’une expertise.
Thérapie et expertise
Un thérapeute de couple n’est pas automatiquement en position d’évaluer :
la garde des enfants ;
la dangerosité juridique ;
la responsabilité légale ;
la véracité complète d’accusations.
Ces fonctions nécessitent d’autres cadres professionnels.
Les diagnostics
Un partenaire peut arriver en disant :
« Il est narcissique. »
« Elle est borderline. »
« Il est manipulateur. »
Le thérapeute doit revenir aux comportements et à la relation plutôt que transformer immédiatement ces étiquettes en diagnostics.
Le diagnostic comme arme
Dans les conflits conjugaux, le vocabulaire psychologique peut devenir une arme.
« Tu gaslightes. »
« Tu projettes. »
« Tu es toxique. »
« Tu es pervers narcissique. »
Connaître des mots de psychologie ne garantit pas leur utilisation correcte.
La thérapie peut aider à revenir aux faits.
Décrire plutôt qu’étiqueter
Au lieu de :
« Tu es toxique »,
on peut examiner :
« Lorsque je dis non, tu continues à insister et tu m’envoies vingt messages. »
Le comportement devient observable.
Et donc davantage travaillable.
Les réseaux sociaux
Une quantité immense de conseils conjugaux circule aujourd’hui en ligne.
« Si votre partenaire fait ceci, quittez-le. »
« Les cinq signes qu’il ne vous aime plus. »
« Les trois phrases des narcissiques. »
Certaines informations peuvent aider.
Mais une relation humaine complexe ne peut pas toujours être diagnostiquée à partir d’une vidéo de trente secondes.
Les règles universelles
« Un couple heureux ne se couche jamais fâché. »
Pas nécessairement.
Parfois, dormir et reprendre la conversation le lendemain est beaucoup plus intelligent que discuter jusqu’à quatre heures du matin en étant épuisé.
Les règles relationnelles doivent être examinées plutôt que récitées.
Les différences normales
Tous les couples connaissent :
désaccords ;
irritations ;
périodes de distance ;
changements de désir ;
contraintes ;
moments de doute.
La thérapie ne doit pas transformer toute imperfection en pathologie.
Le mythe du couple sans conflit
Un couple sans aucun conflit peut être heureux.
Mais il peut aussi être un couple dans lequel personne n’ose exprimer un désaccord.
Le nombre de disputes ne suffit pas à mesurer la qualité d’une relation.
La manière de gérer les différences est souvent plus informative.
L’amour ne suffit pas toujours
Deux personnes peuvent s’aimer profondément et néanmoins rencontrer des incompatibilités majeures.
Inversement, une relation peut durer longtemps sans véritable proximité.
La durée et l’amour ne suffisent donc pas à eux seuls à déterminer la qualité du couple.
Et l’amour peut changer
La relation construite à vingt ans n’est pas exactement celle vécue à cinquante.
Les partenaires évoluent.
Le couple doit parfois évoluer avec eux.
Une thérapie peut aider à poser une question essentielle :
« Qui sommes-nous devenus et quelle relation voulons-nous maintenant ? »
Mesurer le changement
Les progrès peuvent apparaître de différentes manières.
Moins d’escalades.
Des conflits plus courts.
Davantage de réparations.
Une meilleure expression des besoins.
Des limites plus claires.
Une décision prise.
Une confiance progressivement reconstruite.
Le changement n’est pas nécessairement :
« Nous ne nous disputons plus jamais. »
Quand arrêter ?
La thérapie peut se terminer lorsque :
les objectifs principaux sont atteints ;
le couple sait mieux gérer ses difficultés ;
les partenaires souhaitent continuer seuls ;
une séparation a été clarifiée ;
ou le travail n’apporte pas de bénéfice suffisant.
Continuer indéfiniment n’est pas automatiquement préférable.
Quand changer de thérapeute ?
Si les deux partenaires se sentent durablement :
incompris ;
jugés ;
en insécurité ;
ou si le thérapeute ne possède pas les compétences nécessaires pour la difficulté rencontrée,
il peut être pertinent de réévaluer le cadre.
La thérapie de couple nécessite une formation spécifique.
Un couple n’est pas une machine à réparer
Le thérapeute ne possède pas un modèle unique du « bon couple ».
Certains couples sont très proches.
D’autres très indépendants.
Certains parlent énormément.
D’autres moins.
Certains partagent presque toutes leurs activités.
D’autres cultivent de nombreux espaces séparés.
La question n’est pas :
« Ressemblez-vous au couple idéal ? »
Mais :
« Cette relation permet-elle aux deux personnes de vivre suffisamment bien, librement et respectueusement ensemble ? »
À retenir
La psychothérapie de couple travaille principalement sur la relation, les interactions et les difficultés qui se construisent ou se maintiennent entre deux partenaires.
Elle peut être utile face à :
conflits répétés ;
problèmes de communication ;
éloignement ;
infidélité ;
difficultés sexuelles ;
transitions ;
questions parentales ;
perte de confiance ;
ou hésitation concernant l’avenir du couple.
Différentes approches existent, notamment systémiques, comportementales, cognitives, émotionnelles, psychodynamiques et intégratives.
Le thérapeute peut aider les partenaires à identifier les cycles relationnels dans lesquels ils se retrouvent enfermés.
Mais la notion de cycle ne doit jamais servir à partager artificiellement la responsabilité lorsqu’il existe de la violence, du contrôle coercitif ou une autre forme d’abus.
La thérapie de couple ne cherche pas nécessairement à maintenir la relation. Elle peut également aider deux personnes à décider de se séparer et, lorsque cela est possible, à organiser cette séparation avec davantage de clarté.
Elle ne transforme pas non plus le thérapeute en juge chargé de déterminer lequel des partenaires a raison.
Son rôle est d’aider les personnes à mieux comprendre ce qui se passe, à modifier ce qui peut l’être et à décider ce qu’elles souhaitent construire.
Un couple ne devient pas solide parce que deux personnes apprennent à ne plus jamais se heurter. Il le devient lorsqu’elles peuvent cesser de traiter chaque désaccord comme une bataille à gagner, reconnaître ce qui appartient réellement à chacune, protéger ce qui ne doit jamais être franchi et découvrir s’il existe encore, entre elles, un chemin qu’elles souhaitent continuer à parcourir ensemble.
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