LA SANTÉ AVANT TOUT · Psychothérapie
DANSE-THÉRAPIE ET THÉRAPIE PAR LE MOUVEMENT
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La danse-thérapie, souvent appelée danse-mouvement-thérapie, utilise le mouvement corporel et la danse comme médiations dans un processus thérapeutique.
Elle ne consiste pas à apprendre à bien danser.
Elle ne demande pas de connaître des pas, de posséder une bonne coordination ou d’être particulièrement à l’aise avec son corps.
Le mouvement peut être très simple : déplacer une main, modifier une posture, marcher, s’immobiliser, suivre un rythme, explorer une respiration ou laisser apparaître spontanément un geste.
Dans cette approche, le corps n’est pas seulement considéré comme ce qui transporte la personne jusqu’au cabinet du thérapeute. Il participe à l’expérience psychologique, relationnelle et émotionnelle.
La danse-thérapie ne cherche pas la beauté du mouvement. Elle utilise ce que le mouvement permet d’éprouver, d’exprimer, d’observer et parfois de transformer.
Quand les mots ne suffisent pas
La psychothérapie est souvent associée à la parole.
Mais nous ne disposons pas toujours immédiatement des mots nécessaires pour décrire ce que nous vivons.
Une émotion peut d’abord apparaître comme une tension.
Une peur comme un recul.
Une hésitation comme un mouvement interrompu.
Une colère comme une énergie difficile à contenir.
Une tristesse comme un ralentissement général.
Cela ne signifie pas qu’un mouvement possède une signification universelle.
Croiser les bras ne veut pas automatiquement dire que quelqu’un « se ferme ».
Regarder le sol ne permet pas de diagnostiquer un manque de confiance.
Le mouvement constitue une information possible à explorer, pas un code secret à décoder.
Le corps participe à notre manière d’être au monde
Nos expériences psychologiques possèdent souvent une dimension corporelle.
Lorsque nous avons peur, notre posture peut changer.
Lorsque nous sommes très tendus, certains muscles se contractent.
Lorsque nous nous sentons en sécurité, notre manière d’occuper l’espace peut se modifier.
Inversement, le mouvement peut influencer notre expérience.
Marcher, ralentir, accélérer, prendre davantage de place ou retrouver un rythme peuvent modifier momentanément ce que nous ressentons.
La danse-mouvement-thérapie travaille précisément dans cette circulation entre corps, émotion, pensée, relation et environnement.
Le mouvement avant la danse
Le mot « danse » peut intimider.
Certaines personnes imaginent immédiatement devoir réaliser une chorégraphie devant le thérapeute.
Ce n’est pas nécessairement le cas.
Une séance peut commencer par une observation très simple :
Comment suis-je assis ?
Où se trouve mon poids ?
Ai-je envie de bouger ?
Quel mouvement serait confortable aujourd’hui ?
Il est même possible que le premier mouvement thérapeutiquement important soit de choisir de rester immobile.
L’immobilité n’est pas l’absence de travail.
Elle peut être une expérience à observer comme une autre.
Il n’existe pas de « bon mouvement »
Dans un cours de danse, un mouvement peut être évalué par rapport à une technique ou une chorégraphie.
En danse-thérapie, la question est différente.
Le geste appartient à la personne.
Un mouvement minuscule peut avoir davantage de sens pour elle qu’un mouvement spectaculaire.
Le thérapeute n’est pas là pour corriger la position d’un bras afin de la rendre plus élégante.
Il accompagne une exploration.
Cette absence d’objectif esthétique permet notamment aux personnes qui pensent « ne pas savoir danser » de participer.
Commencer par sentir
Certaines séances utilisent un temps d’attention aux sensations corporelles.
La personne peut observer ses appuis, sa respiration, la position de ses épaules ou les zones dans lesquelles elle perçoit davantage de tension ou de confort.
Cette attention n’a pas pour objectif de rechercher continuellement quelque chose d’anormal.
Elle permet simplement de réintroduire le corps dans l’expérience consciente.
Certaines personnes vivent beaucoup « dans leur tête » et remarquent leur corps essentiellement lorsqu’il devient douloureux ou épuisé.
Retrouver progressivement les sensations peut déjà constituer un travail important.
Le mouvement spontané
Le thérapeute peut inviter la personne à laisser apparaître un mouvement sans chercher à produire quelque chose de particulier.
Cette proposition peut sembler facile.
Elle peut au contraire être très difficile.
« Faites le mouvement qui vient » peut provoquer :
« Mais lequel ? »
« Est-ce que je fais bien ? »
« Est-ce ridicule ? »
Ces réactions deviennent elles-mêmes intéressantes.
La difficulté n’est peut-être pas de bouger.
Elle peut être de faire quelque chose sans disposer d’une consigne précise permettant de savoir si l’on réussit.
Mouvement et contrôle
Certaines personnes ont construit une grande partie de leur sécurité autour du contrôle.
Le corps doit rester discret.
Les émotions doivent rester maîtrisées.
Le comportement doit rester prévisible.
Une exploration corporelle peut alors confronter la personne à l’imprévu.
Cela ne signifie pas qu’elle doit « lâcher prise » à tout prix.
Le contrôle peut avoir eu une fonction protectrice essentielle.
La thérapie cherche plutôt à élargir les possibilités.
Pouvoir contrôler lorsqu’il le faut.
Pouvoir également expérimenter un mouvement moins contrôlé lorsqu’il existe suffisamment de sécurité pour le faire.
Le rythme
Le rythme constitue une dimension fondamentale du mouvement.
Nous possédons des rythmes corporels et organisons également notre vie autour de rythmes sociaux.
En séance, le rythme peut être exploré de différentes manières.
Accélérer.
Ralentir.
Répéter.
S’arrêter.
Reprendre.
Suivre un rythme proposé puis trouver le sien.
Ces variations peuvent permettre de travailler la capacité à s’ajuster sans perdre entièrement son propre mouvement.
Occuper l’espace
La manière dont une personne utilise l’espace peut devenir un terrain d’exploration.
Elle peut marcher dans une pièce, modifier ses trajectoires, s’approcher ou s’éloigner, prendre davantage ou moins de place.
Encore une fois, aucune interprétation automatique ne doit être faite.
Une personne qui reste dans un coin n’est pas nécessairement « enfermée psychologiquement ».
Mais le thérapeute peut demander :
« Comment est-ce pour vous de rester ici ? »
« Que se passe-t-il si vous vous déplacez vers le centre ? »
La signification vient de l’expérience de la personne, pas d’un dictionnaire du mouvement.
Proximité et distance
La danse-thérapie peut également explorer la distance relationnelle.
À quelle proximité la personne se sent-elle confortable ?
Comment réagit-elle lorsque quelqu’un s’approche ?
Peut-elle elle-même initier un rapprochement ?
Peut-elle reculer ?
Ces expériences peuvent être particulièrement intéressantes dans le travail sur les limites.
Mais elles exigent un cadre extrêmement respectueux.
Le thérapeute ne doit pas utiliser le mouvement comme prétexte pour franchir les limites corporelles de la personne.
Le droit de dire non
Dans toute thérapie utilisant le corps, le consentement possède une importance particulière.
Une proposition reste une proposition.
La personne doit pouvoir dire :
« Je ne veux pas faire cet exercice. »
« Je préfère ne pas être touchée. »
« Je veux m’arrêter. »
Le refus peut éventuellement être exploré, mais il ne doit pas être écrasé sous l’idée que « la résistance montre précisément qu’il faut continuer ».
Un travail corporel qui ignore les limites corporelles risque de reproduire exactement ce qu’il prétend réparer.
Le toucher
Certaines pratiques corporelles peuvent inclure un contact physique.
D’autres n’en utilisent jamais.
Lorsque le toucher est envisagé, sa fonction, ses limites et le consentement doivent être particulièrement clairs.
Le fait qu’un geste soit qualifié de thérapeutique ne dispense pas d’obtenir l’accord de la personne.
Le consentement peut également changer.
Avoir accepté un exercice une fois ne signifie pas l’avoir accepté définitivement.
Le miroir
Le thérapeute peut parfois reprendre ou « refléter » un mouvement proposé par la personne.
Cette expérience peut créer une forme de reconnaissance non verbale.
Un geste produit par quelqu’un est vu, accueilli puis renvoyé.
Le reflet ne doit pas devenir une imitation caricaturale.
Il cherche plutôt à entrer momentanément dans un langage corporel partagé.
Dans un groupe, les participants peuvent également expérimenter ce type d’échange.
Suivre et être suivi
Une autre possibilité consiste à travailler alternativement les rôles.
Une personne propose un mouvement.
L’autre le suit.
Puis les rôles changent.
Cette expérience apparemment simple peut faire apparaître de nombreuses questions.
Est-il plus facile de suivre que de guider ?
La personne ose-t-elle proposer quelque chose ?
Se sent-elle responsable du confort de l’autre ?
Peut-elle suivre sans s’effacer ?
Peut-elle conduire sans dominer ?
Ces observations peuvent ensuite être mises en mots lorsqu’elles sont pertinentes.
Le mouvement comme dialogue
Deux personnes peuvent entrer dans une forme de conversation corporelle.
L’une propose un geste.
L’autre répond par un autre.
Le mouvement devient relation.
Cette forme de dialogue peut permettre d’explorer l’initiative, l’attente, la réciprocité, la distance, l’ajustement ou le désaccord.
Il ne s’agit pas de remplacer définitivement la parole.
Le mouvement offre un autre canal par lequel certaines dynamiques peuvent devenir perceptibles.
Expression émotionnelle
La danse et le mouvement peuvent permettre l’expression d’émotions difficiles à verbaliser.
Une personne peut trouver un mouvement correspondant à une colère, une tristesse ou une joie.
Mais l’objectif n’est pas nécessairement de produire une décharge émotionnelle spectaculaire.
Exprimer davantage n’est pas toujours mieux.
Une personne peut avoir besoin d’apprendre à laisser apparaître une émotion.
Une autre peut surtout avoir besoin de la contenir sans être débordée.
Le thérapeute doit donc adapter le travail plutôt que rechercher systématiquement une libération maximale.
Transformer un mouvement
Un mouvement peut être répété puis progressivement modifié.
Une personne réalise par exemple un geste très contracté.
Elle peut explorer ce qui se passe si elle le ralentit, l’agrandit, le réduit ou lui donne une autre direction.
Cette transformation corporelle n’efface pas automatiquement un problème psychologique.
Elle permet d’expérimenter concrètement qu’une forme n’est pas nécessairement figée.
Il existe parfois plusieurs manières de poursuivre un même mouvement.
Cette expérience peut devenir une métaphore vécue du changement, sans qu’il soit nécessaire de lui imposer une interprétation.
Danser une contradiction
Nous pouvons ressentir simultanément des choses opposées.
Vouloir partir et rester.
Aimer et être en colère.
Chercher la proximité et la craindre.
Le mouvement peut permettre d’explorer ces contradictions sans devoir immédiatement choisir laquelle est « vraie ».
Une partie du corps peut aller dans une direction tandis qu’une autre résiste.
Un mouvement peut commencer puis être interrompu.
La contradiction devient visible et sensible.
Elle peut ensuite être pensée autrement.
Image corporelle
Certaines personnes entretiennent une relation très douloureuse avec leur corps.
Elles le jugent principalement à partir de son apparence.
Le mouvement peut introduire une autre perspective.
Le corps n’est plus seulement regardé.
Il agit.
Il porte.
Il équilibre.
Il ressent.
Il communique.
Il permet d’occuper l’espace.
Cette expérience ne suffit pas à résoudre toutes les difficultés liées à l’image corporelle, mais elle peut contribuer à déplacer momentanément le regard de « comment mon corps apparaît » vers « comment mon corps existe et ce qu’il me permet de vivre ».
Traumatisme et travail corporel
Les expériences traumatiques peuvent avoir une dimension corporelle importante.
Certaines personnes ressentent des réactions physiques intenses lorsqu’une situation rappelle, directement ou indirectement, une expérience passée.
Le travail par le mouvement peut aider à retrouver progressivement certaines sensations de choix, de limite ou de capacité d’action.
Mais il peut également réactiver des sensations difficiles.
Le principe « le corps se souvient de tout » est parfois utilisé de manière trop littérale.
Le corps n’est pas une archive parfaite contenant un enregistrement exact de tous les événements vécus.
Les réactions corporelles sont réelles, mais elles ne permettent pas à elles seules de reconstituer avec certitude un événement passé.
Le travail doit donc éviter de transformer une sensation en preuve historique.
Retrouver la possibilité d’agir
Après certaines expériences, une personne peut avoir le sentiment que son corps ne lui appartient plus complètement ou qu’elle ne peut pas lui faire confiance.
Le mouvement thérapeutique peut alors chercher à restaurer de petites expériences de choix.
Je commence.
Je m’arrête.
Je m’approche.
Je recule.
Je choisis le rythme.
Je refuse un mouvement.
Ces expériences simples peuvent avoir une importance particulière lorsque la personne a vécu des situations dans lesquelles ses possibilités d’action ont été fortement réduites.
Enfants et mouvement
Les enfants utilisent spontanément le corps dans leur manière d’explorer le monde.
Ils courent, sautent, répètent des gestes, inventent des personnages et transforment facilement le mouvement en jeu.
Une médiation corporelle peut donc leur offrir un langage thérapeutique accessible.
Le professionnel doit néanmoins rester attentif au développement de l’enfant et à sa situation particulière.
Un enfant très actif n’a pas nécessairement un problème à « calmer ».
Le mouvement peut être son moyen normal d’exploration et d’expression.
Adolescents
À l’adolescence, le rapport au corps peut devenir particulièrement sensible.
Transformations corporelles, regard des autres, comparaison, sexualisation, gêne et image de soi peuvent rendre certaines propositions de mouvement difficiles.
Le thérapeute doit éviter d’imposer une exposition corporelle vécue comme humiliante.
Le choix de la musique, de l’espace, du groupe ou du type d’exercice peut fortement influencer le sentiment de sécurité.
Le respect de cette gêne fait partie du travail.
Adultes
Chez l’adulte, la danse-thérapie peut être utilisée dans différents contextes psychologiques ou relationnels.
Certaines personnes y trouvent un moyen d’accéder à des expériences qu’elles intellectualisent habituellement.
D’autres découvrent une manière de retrouver plaisir, spontanéité ou créativité.
Mais une personne très verbale n’a pas nécessairement besoin d’être « forcée à sortir de sa tête ».
L’intellectualisation peut être une ressource autant qu’un mécanisme de protection.
Le travail thérapeutique cherche à ajouter un langage corporel possible, pas à disqualifier les autres.
Personnes âgées
Le mouvement thérapeutique peut également être adapté aux personnes âgées.
Il n’est pas nécessaire de pouvoir se tenir debout ou effectuer de grands déplacements.
Une séance peut utiliser les mains, le visage, la respiration ou des mouvements réalisés en position assise.
Les capacités physiques réelles doivent naturellement être respectées.
Le mouvement n’a pas besoin d’être ample pour permettre une expérience de rythme, de relation ou d’expression.
Danse-thérapie en groupe
Le groupe offre des possibilités particulières.
Bouger avec d’autres personnes permet d’explorer la synchronisation, la différence, l’appartenance et la place individuelle.
Un groupe peut créer une expérience forte de partage.
Mais il peut aussi augmenter la peur du regard.
Le cadre doit donc protéger la possibilité de participer sans devoir réaliser une performance.
Une personne peut avoir besoin de commencer en observant avant d’entrer davantage dans le mouvement.
Musique ou silence
La musique est fréquemment associée à la danse, mais elle n’est pas obligatoire.
Le silence peut permettre d’entendre davantage la respiration, les pas ou les mouvements.
La musique peut soutenir un rythme ou modifier l’atmosphère.
Elle influence cependant l’expérience.
Une musique n’est jamais totalement neutre.
Elle peut rappeler une période, une personne ou un événement.
Le choix musical doit donc être pensé comme une partie de la médiation et non comme un simple fond sonore.
Danser chez soi n’est pas nécessairement faire une danse-thérapie
Danser librement peut procurer plaisir, détente, expression et bien-être.
Ces effets peuvent être précieux.
Mais toute activité bénéfique n’est pas automatiquement une psychothérapie.
La danse-thérapie suppose un cadre, une intention thérapeutique et un professionnel formé à cette médiation.
La distinction protège à la fois la pratique artistique et la pratique thérapeutique.
Une soirée passée à danser peut faire énormément de bien sans avoir besoin d’être renommée « thérapie ».
Le danse-thérapeute n’est pas un professeur de danse
Le professeur enseigne généralement une technique, une esthétique, un répertoire ou une chorégraphie.
Le danse-thérapeute utilise le mouvement dans un objectif thérapeutique.
Les deux professions peuvent partager certaines connaissances du corps et du mouvement, mais leurs finalités diffèrent.
Être excellent danseur ne suffit pas à devenir thérapeute.
Inversement, une séance thérapeutique n’a pas à produire une meilleure danse.
Formation du professionnel
Parce que cette approche touche simultanément au corps, à la relation et à la vie psychique, la formation du professionnel est importante.
Il doit notamment savoir construire un cadre, respecter le consentement, reconnaître les limites de sa pratique et adapter les propositions aux capacités physiques et psychologiques de la personne.
Une grande créativité ne remplace pas les compétences thérapeutiques.
Le fait d’utiliser la danse ne rend pas automatiquement une intervention thérapeutique.
Quand le mouvement ne convient pas
Certaines personnes n’aiment tout simplement pas cette médiation.
D’autres peuvent se sentir très exposées lorsqu’on leur demande de bouger devant quelqu’un.
Certaines limitations physiques imposent des adaptations.
Certaines situations psychologiques nécessitent également une grande prudence dans l’utilisation d’exercices corporels très intenses.
Une approche thérapeutique n’a pas à convenir à tout le monde pour posséder une valeur.
Le refus d’une médiation peut conduire à en choisir une autre.
Intégrer le mouvement à une autre psychothérapie
Le mouvement peut constituer le cœur d’une danse-thérapie.
Il peut également être utilisé ponctuellement dans d’autres approches par des professionnels ayant les compétences nécessaires.
Une personne peut, par exemple, se lever pour représenter une distance, observer une posture ou expérimenter une autre manière d’occuper l’espace.
Dans ce cas, l’utilisation du mouvement ne transforme pas automatiquement toute la psychothérapie en danse-thérapie.
Il s’agit d’un outil intégré à un cadre plus large.
Du mouvement aux mots — et des mots au mouvement
Le travail peut circuler dans les deux directions.
Une personne parle d’une expérience puis cherche comment elle se manifeste corporellement.
Ou elle commence par bouger puis tente de mettre des mots sur ce qui s’est produit.
Parfois, aucune explication détaillée n’est nécessaire.
Une expérience peut avoir une valeur sans être immédiatement traduite en théorie.
La thérapie ne doit pas transformer chaque geste en dissertation psychologique.
À retenir
La danse-thérapie et la thérapie par le mouvement utilisent le corps et le mouvement comme médiations d’un travail psychothérapeutique.
Elles ne demandent ni talent artistique, ni connaissance de la danse, ni performance physique particulière.
Le mouvement peut permettre d’explorer les émotions, les limites, la relation, l’espace, le rythme, l’image corporelle, la capacité d’action et différentes manières d’entrer en contact avec soi et avec les autres.
Aucun geste ne possède une signification psychologique universelle. Le thérapeute ne décode pas le corps comme un dictionnaire : il explore avec la personne ce que l’expérience signifie pour elle.
Le consentement et le respect des limites sont particulièrement importants dans toute approche corporelle.
Lorsque le mouvement devient thérapeutique, il ne s’agit pas d’apprendre au corps à exécuter correctement une danse. Il s’agit de lui rendre une place dans le dialogue, afin que la personne puisse parfois découvrir par un geste, un rythme, un arrêt ou un déplacement ce que les mots seuls ne lui permettaient pas encore d’explorer.
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Contenu d’information générale. Les techniques de soin et leurs indications demandent une évaluation adaptée à la situation.