LA SANTÉ AVANT TOUT · Psychologie
COMPARAISON SOCIALE
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Nous nous comparons.
Presque automatiquement.
Qui réussit davantage ?
Qui semble plus heureux ?
Qui gagne plus ?
Qui possède davantage ?
Qui paraît plus jeune, plus beau, plus compétent, plus aimé, plus cultivé, plus libre ?
Mais nous comparons également dans l’autre sens.
« Finalement, je ne m’en sors pas si mal. »
La comparaison sociale nous aide à nous situer dans un monde peuplé d’autres personnes. Elle peut informer, motiver, rassurer ou aider à construire notre identité.
Elle peut aussi devenir une source permanente d’insatisfaction.
Le problème n’est pas que nous regardions les autres. Il commence lorsque nous ne savons plus nous regarder autrement qu’à travers eux.
Pourquoi nous comparons-nous ?
De nombreuses qualités ne possèdent pas de mesure absolue évidente.
Suis-je bon dans mon travail ?
Est-ce que je gagne correctement ma vie ?
Est-ce que je réussis ?
Suis-je suffisamment sportif ?
Lorsque nous ne disposons pas d’un critère objectif, les autres deviennent naturellement des points de référence.
Un salaire de 2 000 euros peut sembler important ou insuffisant selon le contexte dans lequel il est comparé.
Courir cinq kilomètres peut sembler remarquable dans un groupe et parfaitement ordinaire dans un autre.
Nous nous situons donc souvent relativement.
La comparaison nous aide à comprendre qui nous sommes
Nous découvrons aussi nos particularités par contraste.
Je suis plus réservé que certaines personnes.
Plus organisé que d’autres.
Moins compétitif.
Plus prudent.
Plus spontané.
Ces comparaisons participent à la construction de l’image de soi.
Sans aucun point de comparaison, certaines caractéristiques personnelles seraient difficiles à identifier.
La comparaison n’est donc pas intrinsèquement mauvaise.
Elle constitue l’un des outils avec lesquels nous construisons notre représentation de nous-mêmes.
La comparaison ascendante
Nous pouvons nous comparer à quelqu’un que nous considérons comme mieux placé que nous dans un domaine.
Plus compétent.
Plus riche.
Plus performant.
Plus reconnu.
Plus avancé.
C’est une comparaison dite ascendante.
Elle peut produire deux effets presque opposés.
« Si cette personne y est arrivée, peut-être que je peux progresser moi aussi. »
Ou :
« Je n’arriverai jamais à son niveau. »
La même personne peut donc devenir une source d’inspiration ou un rappel douloureux de ce qui nous manque.
Quand la comparaison motive
Une comparaison peut être utile lorsque la distance paraît franchissable.
Nous observons quelqu’un légèrement plus avancé.
Nous découvrons une méthode.
Une possibilité.
Un exemple.
La comparaison fournit alors une direction.
« Voilà quelque chose que je pourrais apprendre. »
Elle devient particulièrement utile lorsque nous observons non seulement le résultat de l’autre, mais également son parcours.
Le résultat montre où il est arrivé.
Le parcours peut montrer comment il y est arrivé.
Quand la comparaison décourage
Si l’écart semble immense, la comparaison peut produire l’effet inverse.
Un débutant se compare au meilleur spécialiste de son domaine.
Une petite entreprise à une multinationale.
Une personne qui recommence à courir à un athlète professionnel.
Le résultat paraît inaccessible.
La comparaison ne dit plus :
« Voici une direction. »
Elle dit :
« Regarde tout ce que tu n’es pas. »
Le point de référence est alors tellement éloigné qu’il cesse d’être informatif.
La comparaison descendante
Nous pouvons également nous comparer à des personnes que nous estimons moins favorisées.
Cette comparaison peut aider à relativiser une difficulté.
« Ma situation est compliquée, mais je vois aussi ce que j’ai encore. »
Elle peut apporter gratitude ou perspective.
Mais elle possède également ses pièges.
Elle peut devenir une manière de se rassurer en dévalorisant les autres.
Ou une manière d’interdire sa propre souffrance :
« D’autres ont pire, donc je n’ai pas le droit d’aller mal. »
La souffrance des autres n’annule pas la nôtre.
Se comparer à son groupe
Nous ne nous comparons pas à tout le monde avec la même intensité.
Les personnes qui nous ressemblent constituent souvent des références particulièrement puissantes.
Même âge.
Même métier.
Même milieu.
Même promotion.
Même secteur.
Même situation familiale.
La réussite d’une personne très éloignée de notre univers peut nous laisser relativement indifférents.
La réussite d’un ancien camarade ayant commencé exactement au même endroit que nous peut nous toucher beaucoup davantage.
Parce qu’une question apparaît :
« Si lui en est là, où devrais-je être, moi ? »
Les étapes supposées de la vie
La comparaison sociale crée parfois un calendrier imaginaire.
À tel âge, il faudrait avoir terminé ses études.
À tel âge, une carrière stable.
Un couple.
Une maison.
Des enfants.
Une certaine situation financière.
Puis une retraite réussie.
Lorsqu’une personne ne suit pas ce calendrier, elle peut ressentir qu’elle est « en retard ».
Mais en retard par rapport à quoi ?
Souvent par rapport à une norme sociale, familiale ou générationnelle plutôt qu’à un calendrier universel de l’existence.
« Tout le monde avance sauf moi »
Cette impression apparaît facilement lorsque nous regardons simultanément plusieurs personnes.
L’un se marie.
L’autre obtient une promotion.
Une autre achète une maison.
Quelqu’un voyage.
Un autre crée une entreprise.
Notre cerveau peut réunir toutes ces réussites en une seule personne imaginaire :
« Les autres réussissent tout. »
Mais aucun individu réel ne possède nécessairement l’ensemble de ces avantages.
Nous comparons parfois notre vie complète à une mosaïque composée des meilleurs morceaux de dizaines d’autres vies.
Comparer des résultats sans comparer les conditions
Deux personnes peuvent obtenir des résultats différents parce qu’elles n’ont pas commencé avec les mêmes ressources.
Argent.
Santé.
Temps.
Soutien familial.
Formation.
Réseau.
Opportunités.
Responsabilités.
Hasard.
Comparer uniquement le résultat final peut donc conduire à des conclusions injustes.
Même point d’arrivée ne signifie pas même parcours, et même parcours apparent ne signifie pas mêmes conditions de départ.
Le biais de visibilité
Nous voyons ce que les autres montrent.
Nous ne voyons pas nécessairement :
leurs dettes ;
leurs disputes ;
leurs doutes ;
leurs échecs ;
leurs nuits sans sommeil ;
leurs problèmes de santé ;
leurs renoncements ;
les aides qu’ils ont reçues ;
le prix qu’ils ont payé.
La réussite visible est souvent beaucoup plus accessible que son coût invisible.
Les réseaux sociaux
Les réseaux sociaux ont considérablement augmenté le nombre de personnes auxquelles nous pouvons nous comparer.
Autrefois, nos références provenaient principalement de notre entourage, de notre milieu et de quelques personnalités publiques.
Aujourd’hui, en quelques minutes, nous pouvons voir :
des corps particulièrement valorisés ;
des maisons spectaculaires ;
des carrières exceptionnelles ;
des voyages ;
des couples souriants ;
des réussites financières ;
des enfants présentés dans leurs meilleurs moments.
Le problème n’est pas nécessairement que ces images soient fausses.
Elles peuvent être parfaitement réelles.
Mais elles sont sélectionnées.
Une vitrine n’est pas une maison entière
Quelqu’un publie une photographie de vacances.
La photographie est authentique.
La mer était réellement magnifique.
La famille souriait réellement à cet instant.
Cela ne nous dit rien de ce qui s’est passé une heure avant ou après.
Une sélection peut donc être vraie tout en étant incomplète.
Nous faisons parfois une erreur psychologique particulière :
nous comparons nos coulisses avec la vitrine des autres.
Les chiffres
Les plateformes rendent la comparaison immédiatement quantifiable.
Abonnés.
Vues.
Likes.
Commentaires.
Partages.
Ces chiffres peuvent être utiles pour mesurer certaines performances.
Mais ils peuvent progressivement devenir une mesure personnelle.
« Cette publication fonctionne moins bien »
peut devenir :
« Je suis moins intéressant. »
Un indicateur de diffusion se transforme alors en verdict identitaire.
Le nombre mesure quelque chose.
Il ne mesure pas nécessairement ce que nous croyons qu’il mesure.
Apparence physique
Le corps constitue un terrain particulièrement sensible à la comparaison.
Poids.
Taille.
Visage.
Cheveux.
Âge.
Musculature.
Silhouette.
La comparaison devient encore plus complexe lorsque les images utilisées comme référence sont sélectionnées, éclairées, posées, retouchées ou filtrées.
Même en sachant qu’une image est travaillée, nous pouvons continuer à nous comparer émotionnellement à elle.
Le savoir intellectuel ne neutralise pas toujours l’effet psychologique.
Comparaison et vieillissement
Vieillir crée également des comparaisons.
Avec les autres.
Mais surtout avec soi-même.
Photographies anciennes.
Capacités passées.
Apparence passée.
Énergie passée.
La référence n’est plus :
« Pourquoi ne suis-je pas comme cette personne ? »
mais :
« Pourquoi ne suis-je plus comme celui ou celle que j’étais ? »
Cette comparaison est particulière parce que le modèle auquel nous nous comparons a réellement existé.
Se comparer à son ancien soi
Cette comparaison peut être utile.
« Il y a six mois, je n’arrivais pas à faire cela. »
Elle rend le progrès visible.
Mais elle peut également devenir cruelle lorsqu’elle ignore les changements de contexte.
Une personne malade se compare à elle-même avant la maladie.
Un parent épuisé à sa vie avant les enfants.
Une personne vieillissante à ses capacités de vingt ans.
Comparer différentes périodes n’a de sens que si l’on tient compte des conditions dans lesquelles elles ont été vécues.
Jalousie et comparaison
La comparaison peut déclencher de la jalousie ou de l’envie.
Quelqu’un possède quelque chose que nous désirons.
Cette émotion peut être désagréable à reconnaître.
Mais elle contient parfois une information intéressante.
« Qu’est-ce que la réussite de cette personne vient toucher chez moi ? »
Peut-être révèle-t-elle un désir que nous n’osions pas reconnaître.
Un besoin de reconnaissance.
Une ambition.
Une frustration.
L’envie n’a pas besoin de devenir hostilité.
Elle peut parfois devenir information.
La comparaison dans l’amitié
Il est possible d’aimer quelqu’un et d’être affecté par sa réussite.
Deux amis commencent dans des situations proches.
Puis leurs trajectoires divergent.
L’un avance rapidement dans un domaine où l’autre rencontre des difficultés.
La relation peut devenir émotionnellement complexe.
« Je suis heureux pour toi »
et
« ce que tu vis me rappelle douloureusement ce que je n’ai pas »
peuvent être vrais simultanément.
Reconnaître cette ambivalence évite de réduire toute comparaison à de la malveillance.
La comparaison entre frères et sœurs
Les comparaisons familiales peuvent laisser des traces durables.
« Ton frère travaille mieux. »
« Ta sœur est plus calme. »
« Pourquoi tu ne peux pas faire comme lui ? »
L’enfant ne reçoit pas seulement une information sur son comportement.
Il peut comprendre que sa valeur est évaluée relativement à celle d’un autre.
La rivalité peut alors être alimentée par les adultes eux-mêmes.
Comparer les comportements n’est pas toujours évitable.
Transformer les enfants en classement permanent est autre chose.
Le classement scolaire
Les notes rendent certaines comparaisons explicites.
Une note peut fournir une information sur une performance.
Mais l’enfant peut rapidement la transformer en information sur sa valeur personnelle.
« J’ai eu une mauvaise note »
devient :
« Je suis mauvais. »
Puis :
« Les autres sont meilleurs que moi. »
L’enjeu psychologique consiste à distinguer une performance dans une situation donnée de la valeur globale de celui qui l’a produite.
La comparaison professionnelle
Le travail multiplie les occasions de comparaison.
Salaire.
Titre.
Bureau.
Responsabilités.
Promotion.
Résultats.
Reconnaissance.
Certaines comparaisons sont utiles parce qu’elles permettent de repérer une injustice ou une sous-évaluation.
Découvrir qu’un collègue occupant une fonction comparable est beaucoup mieux rémunéré peut fournir une information pertinente.
Le but n’est donc pas de supprimer toute comparaison.
Il est de savoir quand elle nous informe et quand elle nous consume.
La compétition
Dans certains contextes, la comparaison fait partie du système.
Sport.
Concours.
Sélection.
Vente.
Classement.
La performance relative compte réellement.
Il serait artificiel de prétendre que seule la comparaison avec soi-même importe lorsqu’un concours sélectionne les dix meilleurs candidats.
Mais même dans un environnement compétitif, toute l’identité personnelle n’a pas besoin d’être réduite au classement obtenu.
Perdre une compétition signifie perdre cette compétition.
Pas devenir inférieur en tant que personne.
Comparaison et estime de soi
Lorsque l’estime de soi dépend fortement d’être meilleur que les autres, elle devient instable.
Il suffit qu’une personne plus performante apparaisse pour la menacer.
Être :
le plus intelligent ;
le plus beau ;
le plus riche ;
le plus compétent ;
le plus admiré
constitue une position difficile à protéger indéfiniment.
Une estime de soi plus solide peut reconnaître :
« Certaines personnes sont meilleures que moi dans ce domaine sans que cela supprime ma valeur. »
Le besoin d’être supérieur
La comparaison n’est pas douloureuse uniquement lorsque nous nous sentons inférieurs.
Elle peut également devenir une dépendance à la supériorité.
Une personne se rassure en trouvant constamment quelqu’un à dépasser.
Elle gagne.
Puis cherche un nouveau classement.
Le soulagement reste fragile parce qu’il dépend de la position des autres.
Si j’ai besoin que quelqu’un soit en dessous pour me sentir suffisamment bien, mon équilibre dépend toujours de quelqu’un d’autre.
La comparaison impossible
Nous comparons parfois des vies qui ne sont tout simplement pas comparables.
Une personne a choisi de consacrer énormément de temps à sa carrière.
Une autre à sa famille.
Une troisième à une activité artistique.
Une autre à voyager.
Qui réussit le mieux ?
La réponse dépend du critère choisi.
Il n’existe pas de tableau universel capable d’additionner carrière, amour, liberté, argent, santé, famille, sens et plaisir pour produire une note finale de vie.
Le critère caché
Lorsque nous envions quelqu’un, il peut être utile d’identifier précisément ce que nous comparons.
Est-ce réellement sa vie entière ?
Ou :
son revenu ?
sa liberté ?
son couple ?
sa reconnaissance ?
son apparence ?
son courage ?
Une comparaison globale :
« Sa vie est meilleure que la mienne »
devient parfois beaucoup plus claire lorsqu’elle est décomposée :
« J’aimerais avoir davantage de liberté professionnelle. »
Cette seconde phrase peut éventuellement conduire à une action.
Choisir ses références
Nous ne pouvons pas toujours empêcher la comparaison.
Mais nous pouvons parfois choisir plus consciemment les références utilisées.
Si je veux progresser, quelle comparaison m’apprend réellement quelque chose ?
Avec quelqu’un d’inaccessible ?
Avec quelqu’un légèrement plus avancé ?
Avec ma situation il y a six mois ?
Avec l’objectif concret que je m’étais fixé ?
Changer de référence peut changer complètement la signification du même résultat.
Comparer le processus
Deux personnes obtiennent le même résultat par des chemins très différents.
À l’inverse, deux personnes fournissent des efforts comparables et obtiennent des résultats différents.
Observer uniquement le résultat peut donc masquer l’essentiel.
Il peut être plus utile de comparer :
la régularité ;
les méthodes ;
les décisions ;
les progrès ;
les compétences acquises.
Le résultat compte.
Mais le processus contient souvent davantage d’informations permettant d’agir.
Transformer l’envie en question
Lorsqu’une comparaison fait mal, elle peut parfois être utilisée comme point de départ.
Au lieu de rester :
« Pourquoi elle et pas moi ? »
nous pouvons demander :
« Qu’est-ce que sa situation me révèle sur ce que je voudrais davantage dans ma propre vie ? »
Puis :
« Est-ce réellement ce que je veux, ou seulement quelque chose que j’ai appris à considérer comme désirable ? »
Et enfin :
« Existe-t-il une action réaliste qui me rapproche de ce qui compte pour moi ? »
La comparaison cesse alors d’être uniquement un verdict.
Elle devient éventuellement une information.
Réduire certaines comparaisons
Certaines expositions nous font systématiquement du mal sans nous apporter d’information utile.
Un compte sur un réseau social.
Une conversation particulière.
Une habitude de consulter les réussites d’une personne.
Il n’existe aucune obligation psychologique à s’exposer continuellement à ce qui nourrit une comparaison stérile.
Prendre de la distance n’est pas nécessairement fuir la réalité.
Cela peut être choisir ce à quoi nous donnons notre attention.
Revenir à ses propres critères
Une question fondamentale consiste à savoir :
« Selon quels critères ai-je envie d’évaluer ma propre vie ? »
Ceux de ma famille ?
De mon milieu ?
De mes collègues ?
Des réseaux sociaux ?
De ma génération ?
Ou ceux qui correspondent réellement à mes valeurs ?
Nous ne pouvons jamais nous libérer complètement de toute influence sociale.
Nos valeurs elles-mêmes se construisent dans un monde partagé.
Mais nous pouvons progressivement examiner les critères que nous avons reçus et décider lesquels nous voulons conserver.
Être content pour les autres sans se diminuer
La réussite n’est pas toujours un gâteau dont chaque part prise par quelqu’un en laisse moins aux autres.
Quelqu’un peut être talentueux sans rendre notre talent inexistant.
Quelqu’un peut être heureux sans prouver notre échec.
Quelqu’un peut réussir un projet que nous avons raté sans transformer notre tentative en honte.
Cette distinction paraît simple.
Elle demande parfois beaucoup de travail intérieur lorsque l’estime de soi a longtemps été construite sur le classement.
Quand la comparaison devient envahissante
La comparaison devient problématique lorsqu’elle occupe une place importante dans l’évaluation de soi, provoque une détresse durable, entraîne un retrait, alimente continuellement honte ou jalousie, ou pousse à modifier son comportement uniquement pour obtenir une position relative.
Elle peut également participer à certaines difficultés concernant l’image corporelle, l’estime de soi, l’anxiété, l’humeur ou l’usage des réseaux sociaux.
Un accompagnement psychologique peut être utile lorsque la personne ne parvient plus à se dégager de cette logique malgré les conséquences qu’elle entraîne.
Les méthodes thérapeutiques permettant de travailler ces mécanismes appartiennent à la psychothérapie et seront développées séparément.
À retenir
La comparaison sociale n’est pas une anomalie qu’il faudrait supprimer.
Elle nous aide à nous situer, à apprendre et parfois à progresser.
Mais toutes les comparaisons ne se valent pas.
Certaines nous donnent une information.
Certaines nous inspirent.
Certaines nous permettent de relativiser.
Et certaines nous enferment dans une compétition dont nous n’avions même pas choisi les règles.
Nous pouvons rarement contrôler totalement le premier regard porté vers les autres.
Nous pouvons davantage choisir ce que nous faisons ensuite de cette comparaison.
S’agit-il d’un modèle utile ?
D’une information ?
D’un désir à examiner ?
D’un classement sans importance ?
Ou simplement d’une vitrine devant laquelle nous sommes restés trop longtemps ?
La question n’est donc pas nécessairement :
« Comment arrêter de me comparer ? »
Elle peut devenir :
« Pourquoi est-ce que je me compare ici, selon quel critère, et est-ce vraiment ce critère que je veux utiliser pour mesurer ma propre vie ? »
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Contenu d’information générale. Les techniques de soin et leurs indications demandent une évaluation adaptée à la situation.