LA SANTÉ AVANT TOUT · Psychologie
CHÔMAGE ET PERTE D’ACTIVITÉ
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Perdre son emploi ne signifie pas seulement perdre un salaire.
Le travail organise souvent une partie importante de l’existence.
Il donne des horaires.
Des habitudes.
Des relations.
Un statut.
Des responsabilités.
Des objectifs.
Parfois une identité professionnelle construite pendant des années.
Lorsque cette structure disparaît brutalement, la personne ne perd donc pas uniquement une activité.
Elle peut perdre simultanément plusieurs repères qui participaient à son équilibre psychologique.
La question « Qu’est-ce que je vais faire ? » peut rapidement se doubler d’une autre : « Qui suis-je maintenant que je ne fais plus cela ? »
Le travail dépasse largement le salaire
Nous travaillons évidemment pour obtenir des ressources permettant de vivre.
Cette dimension matérielle est fondamentale.
Mais le travail peut remplir de nombreuses autres fonctions psychologiques.
Il structure le temps.
Il crée des interactions sociales.
Il donne une raison de se lever à une certaine heure.
Il permet d’exercer des compétences.
Il apporte parfois reconnaissance et sentiment d’utilité.
Il inscrit la personne dans une organisation collective.
C’est pourquoi deux personnes disposant de ressources financières comparables peuvent vivre très différemment une période sans emploi.
La perte économique compte.
Mais elle n’explique pas tout.
Une rupture parfois brutale
Vendredi, une personne possède un poste, des collègues, un agenda rempli et des responsabilités.
Quelques jours plus tard, tout peut avoir disparu.
Cette brutalité crée parfois une impression d’irréalité.
Le cerveau continue momentanément à fonctionner selon l’ancien rythme.
La personne pense aux dossiers.
Aux horaires.
Aux réunions.
Puis se rappelle :
« Je n’y retourne plus. »
Même lorsqu’une perte d’emploi était prévisible, la réalité du dernier jour peut provoquer un choc différent de l’anticipation.
Quand la décision vient des autres
Un licenciement, une fin de contrat non souhaitée ou une fermeture d’entreprise peut être vécu comme une perte de contrôle.
La personne n’a pas décidé du moment.
Parfois pas davantage des conditions.
Cette absence de choix peut renforcer le sentiment de rupture.
La question n’est plus seulement :
« Que vais-je faire ensuite ? »
mais parfois :
« Comment quelque chose qui occupait une telle place dans ma vie a-t-il pu m’être retiré aussi rapidement ? »
Perdre son emploi n’est pas nécessairement échouer
Une entreprise ferme.
Un secteur se transforme.
Un contrat se termine.
Un poste est supprimé.
Une restructuration intervient.
Pourtant, la personne peut transformer immédiatement l’événement en jugement sur elle-même :
« Je n’étais pas assez bon. »
Il faut distinguer l’événement de l’identité.
Même lorsqu’une difficulté professionnelle personnelle a participé à la situation, perdre un emploi ne résume pas la valeur ni l’ensemble des compétences d’un individu.
Un événement professionnel est quelque chose qui arrive dans une vie. Il n’est pas automatiquement une définition de cette vie.
La honte
Le chômage peut être accompagné de honte.
La personne hésite à annoncer la situation.
Elle évite certaines rencontres.
Elle redoute la question :
« Et toi, tu fais quoi en ce moment ? »
Une phrase parfaitement ordinaire peut devenir douloureuse.
Cette honte est renforcée dans les environnements où la valeur d’une personne est fortement associée à son activité professionnelle.
Ne plus pouvoir répondre par un métier peut donner l’impression de ne plus savoir comment se présenter.
« Qu’est-ce que tu fais dans la vie ? »
Cette question montre à quel point métier et identité sont socialement liés.
Nous répondons souvent :
« Je suis professeur. »
« Je suis commerçant. »
« Je suis ingénieur. »
Nous ne disons pas seulement ce que nous faisons.
Nous disons ce que nous sommes.
Cette fusion peut donner une grande fierté professionnelle.
Elle possède aussi un risque : lorsque l’activité disparaît, une partie de l’identité semble disparaître avec elle.
Identité professionnelle et identité personnelle
Nous pouvons aimer profondément notre métier sans devoir lui confier la totalité de notre identité.
Nous sommes également :
un parent ;
un conjoint ;
un ami ;
un voisin ;
une personne possédant des valeurs ;
des connaissances ;
une histoire ;
des intérêts ;
des capacités qui existent même lorsqu’aucun employeur ne les utilise actuellement.
Après une perte d’activité, retrouver ces autres dimensions peut aider à reconstruire progressivement une identité plus large.
La perte de statut
Certains emplois apportent un statut social important.
Titre.
Fonction.
Responsabilités.
Pouvoir de décision.
Reconnaissance.
Lorsque le poste disparaît, le changement peut être particulièrement difficile.
Une personne qui recevait quotidiennement des appels et des demandes peut soudain constater que son téléphone ne sonne presque plus.
Elle découvre parfois douloureusement que certaines relations étaient liées davantage à sa fonction qu’à elle-même.
Les collègues
La perte d’emploi entraîne également une modification du réseau social.
Pendant des années, certaines personnes ont été vues presque quotidiennement.
Puis les contacts diminuent.
Non nécessairement parce que les collègues étaient faux ou indifférents.
Simplement parce que le cadre qui produisait naturellement les rencontres a disparu.
Maintenir une relation demande désormais une initiative volontaire.
Certaines survivront.
D’autres non.
Cette disparition progressive peut constituer une seconde perte, moins visible que celle du poste.
Le temps soudainement vide
Au début, disposer de temps peut sembler agréable.
Plus de réveil.
Plus de trajet.
Plus de contraintes professionnelles.
Mais lorsque cette période se prolonge, le temps peut perdre sa structure.
Les jours se ressemblent.
Lundi ne diffère plus beaucoup de jeudi.
Les horaires se décalent.
Certaines tâches sont repoussées précisément parce qu’elles pourraient être faites n’importe quand.
Lorsque tout le temps devient disponible, il peut paradoxalement devenir plus difficile à organiser.
La recherche d’emploi est elle-même une activité
Chercher un emploi peut demander beaucoup d’énergie.
Examiner des annonces.
Adapter un CV.
Écrire.
Téléphoner.
Préparer un entretien.
Attendre.
Relancer.
Recevoir des réponses.
Ou ne pas en recevoir.
Puis recommencer.
La difficulté particulière de cette activité est qu’elle demande un investissement important sans garantir de résultat immédiat.
Une personne peut travailler plusieurs heures sur sa recherche et terminer sa journée sans aucun signe visible de progrès.
Le silence
Un refus est difficile.
L’absence de réponse peut l’être autrement.
La personne envoie une candidature.
Puis attend.
Rien.
Elle ne sait pas si son dossier a été lu.
Écarté.
Conservé.
Oublié.
Cette absence d’information laisse la place aux interprétations.
« Mon profil n’intéresse personne. »
« Je suis trop vieux. »
« Je n’ai plus rien à offrir. »
Une absence de réponse administrative peut progressivement devenir un jugement intérieur.
Les refus répétés
Un refus isolé peut être relativement facile à relativiser.
Vingt refus successifs sont différents.
Chaque nouvelle réponse peut sembler confirmer la précédente.
La personne peut finir par passer de :
« Cette entreprise ne m’a pas retenu »
à
« Personne ne voudra de moi. »
Pourtant, un recrutement dépend de nombreux facteurs : profil recherché, expérience, concurrence, budget, calendrier, critères internes.
Un refus contient une information limitée.
L’accumulation des refus peut néanmoins rendre cette distinction psychologiquement difficile à maintenir.
Le sentiment de compétence
Le travail offre régulièrement des occasions de constater :
« Je sais faire cela. »
Une personne résout un problème.
Termine une tâche.
Reçoit un retour.
Aide un collègue.
Atteint un objectif.
Pendant une période de chômage, ces confirmations peuvent devenir moins fréquentes.
Le sentiment de compétence peut alors diminuer alors même que les compétences elles-mêmes n’ont pas disparu.
Ne pas utiliser une capacité pendant quelque temps ne signifie pas l’avoir perdue.
Les finances
La dimension économique ne doit pas être psychologisée comme si elle était secondaire.
Une baisse importante des revenus crée de vraies contraintes.
Loyer.
Crédit.
Alimentation.
Factures.
Enfants.
Transport.
L’incertitude financière peut produire une inquiétude parfaitement proportionnée à la réalité.
Dire à quelqu’un :
« Essaie simplement de moins stresser »
ne résout évidemment pas un budget insuffisant.
Lorsqu’une difficulté psychologique possède une cause matérielle réelle, une partie de la réponse doit également être matérielle.
L’incertitude
L’une des difficultés du chômage est de ne pas savoir combien de temps il durera.
Quelques semaines ?
Six mois ?
Deux ans ?
Une personne peut supporter un effort difficile lorsqu’elle connaît sa durée.
L’incertitude modifie l’expérience.
Elle empêche de savoir combien de ressources conserver, quels projets reporter et quand la situation changera.
Le cerveau cherche une date.
La réalité ne lui en donne pas nécessairement.
Les relations de couple
Une perte d’activité peut modifier l’équilibre du couple.
Revenus.
Organisation.
Répartition des tâches.
Disponibilité.
Projets.
La personne sans emploi peut ressentir une dépendance financière inhabituelle.
L’autre peut ressentir davantage de pression économique.
Des tensions peuvent apparaître autour de la recherche d’emploi :
« Tu cherches suffisamment ? »
« Tu crois que je ne fais rien ? »
Le problème professionnel entre alors dans la relation.
La famille
Les proches veulent souvent aider.
Ils proposent des solutions.
Des annonces.
Des contacts.
Des conseils.
Au début, cela peut être précieux.
Mais une personne qui passe déjà ses journées à chercher peut finir par vivre chaque nouvelle suggestion comme un rappel :
« Tu n’as toujours rien trouvé. »
L’intention et l’effet ne sont pas toujours identiques.
Aider demande parfois de demander :
« De quoi as-tu besoin de ma part ? »
plutôt que de fournir immédiatement une nouvelle solution.
Les comparaisons
Voir d’anciens collègues progresser pendant que l’on cherche encore peut être difficile.
Promotion.
Nouveau poste.
Projet.
Augmentation.
La réussite de l’autre devient involontairement un miroir de sa propre situation.
Cela peut produire jalousie, tristesse ou sentiment de retard.
Ces émotions ne signifient pas nécessairement que l’on souhaite du mal aux autres.
On peut être heureux pour quelqu’un et ressentir simultanément la douleur de ce que sa réussite nous rappelle.
L’âge
Le chômage n’est pas vécu de la même manière à vingt-cinq ans, quarante-cinq ans ou soixante ans.
Un jeune peut craindre de ne pas réussir à commencer sa carrière.
Une personne en milieu de parcours peut devoir reconstruire une trajectoire déjà bien établie.
Une personne proche de la retraite peut craindre que le marché du travail lui laisse peu de possibilités.
Les contraintes sont donc différentes.
Les discours généraux sur la motivation ne doivent pas effacer ces réalités.
La reconversion
La perte d’un emploi peut parfois ouvrir une possibilité qui n’aurait jamais été envisagée autrement.
Formation.
Nouveau métier.
Création d’activité.
Changement de secteur.
Mais il faut éviter de transformer chaque perte en magnifique opportunité obligatoire.
Une reconversion peut être passionnante.
Elle peut aussi être imposée, coûteuse et inquiétante.
Il n’est pas nécessaire d’aimer ce qui nous arrive pour réussir à construire quelque chose après.
Le chômage choisi
Toutes les périodes sans emploi ne sont pas subies.
Certaines personnes décident de s’arrêter.
Année sabbatique.
Projet personnel.
Formation.
Voyage.
Éducation des enfants.
Réorientation.
Mais même lorsqu’une interruption est choisie, elle peut modifier l’identité et le rapport au temps.
La personne peut découvrir qu’elle avait sous-estimé la place occupée par son travail dans sa définition d’elle-même.
La perte d’activité sans chômage
On peut perdre une activité importante sans avoir été salarié.
Un indépendant ferme son entreprise.
Un commerçant cesse son activité.
Un artiste ne peut plus exercer.
Une personne doit interrompre son travail pour des raisons familiales ou physiques.
Un bénévole quitte une responsabilité qui structurait sa vie.
Le mécanisme psychologique dépasse donc le statut administratif du chômage.
Ce qui compte est également la disparition d’une activité qui organisait une partie importante de l’existence.
La maladie et l’arrêt d’activité
Lorsque l’activité s’interrompt pour des raisons de santé, deux bouleversements peuvent se superposer.
La personne doit s’adapter à une difficulté physique ou psychologique tout en perdant une partie de son fonctionnement professionnel habituel.
Elle peut ressentir de la culpabilité :
« Les autres travaillent pendant que je suis ici. »
Ou craindre :
« Est-ce que je pourrai reprendre ? »
La question professionnelle devient alors étroitement liée à celle de la santé et de l’identité.
Structurer les journées
Lorsqu’un cadre externe disparaît, il peut être utile d’en reconstruire un.
Pas nécessairement en reproduisant artificiellement une journée de bureau.
Mais en conservant certains repères :
heure de lever suffisamment régulière ;
temps consacré aux démarches ;
activité physique ou sortie ;
tâches personnelles ;
contacts sociaux ;
temps réellement libre.
La structure ne sert pas uniquement à être productif.
Elle aide aussi à différencier les moments de la journée.
Chercher un emploi toute la journée ?
Lorsque la situation inquiète, la tentation peut être de considérer que chaque heure disponible devrait être consacrée à la recherche.
Mais au-delà d’un certain point, la qualité diminue.
On consulte plusieurs fois les mêmes annonces.
On actualise les sites.
On attend les messages.
On culpabilise dès que l’on fait autre chose.
Il peut être utile de créer une limite :
« À tel moment, ma recherche professionnelle s’arrête pour aujourd’hui. »
Le chômage n’a pas besoin d’occuper psychologiquement vingt-quatre heures sur vingt-quatre.
Garder une activité
Apprendre.
Lire.
Bouger.
Créer.
Participer à une association.
Voir des personnes.
Entretenir une compétence.
Faire quelque chose de concret.
Ces activités ne remplacent pas nécessairement un emploi ni un revenu.
Mais elles peuvent préserver des dimensions importantes : rythme, compétence, relation, curiosité, sentiment d’action.
L’objectif n’est pas de remplir chaque minute.
Il est d’éviter que toute l’existence soit progressivement réduite à :
« attendre qu’un employeur me choisisse. »
Le regard social
Certaines personnes ressentent le besoin de se justifier continuellement.
« Je cherche vraiment. »
« J’ai envoyé quinze candidatures. »
« Ce n’est pas parce que je ne veux pas travailler. »
Cette défense permanente peut être épuisante.
Le chômage possède parfois une dimension morale dans le regard social : la personne est soupçonnée de ne pas faire assez.
Or les situations sont extrêmement diverses.
Réduire une personne sans emploi à un manque de volonté ignore les réalités économiques, professionnelles, sociales et personnelles qui participent à sa situation.
La culpabilité de profiter d’un moment agréable
Une personne sans emploi peut éprouver du plaisir puis immédiatement culpabiliser.
Elle va se promener et pense :
« Je devrais chercher du travail. »
Elle regarde un film :
« Je ne mérite pas de me détendre. »
Comme si l’absence d’emploi supprimait le droit au repos.
Pourtant, la recherche professionnelle ne devient pas plus efficace parce que toute activité agréable est interdite.
Une difficulté dans un domaine de la vie n’oblige pas à suspendre tous les autres.
Quand le découragement s’installe
Au début, la personne peut être très active.
Puis les semaines passent.
Les refus s’accumulent.
L’énergie diminue.
Elle repousse certaines démarches.
Sort moins.
Voit moins de monde.
Le sommeil se décale.
La confiance diminue.
Ce cercle peut progressivement devenir difficile à interrompre.
Le découragement ne signifie pas nécessairement un manque de volonté.
Il peut être la conséquence d’un effort prolongé produisant très peu de récompenses visibles.
Une période n’est pas une identité
Le langage peut lui-même influencer la manière dont une situation est vécue.
Il existe une différence subtile entre :
« Je suis chômeur »
et
« Je suis actuellement sans emploi. »
Les deux peuvent décrire administrativement la même réalité.
Mais la seconde formulation rappelle qu’il s’agit d’une situation présente, pas nécessairement d’une définition permanente de la personne.
Nous traversons parfois une situation avant de devenir tentés de croire que nous sommes cette situation.
Retrouver un emploi ne résout pas instantanément tout
Après une longue période sans activité, reprendre peut également demander une adaptation.
Horaires.
Fatigue.
Nouvelles relations.
Nouvelles compétences.
Nouvelles attentes.
La personne peut être heureuse d’avoir retrouvé un emploi et se sentir simultanément dépassée pendant les premières semaines.
Elle peut aussi craindre de perdre à nouveau ce qu’elle vient d’obtenir.
La fin administrative du chômage ne signifie donc pas toujours la fin immédiate de ses conséquences psychologiques.
Quand demander de l’aide ?
Une perte d’activité peut provoquer temporairement tristesse, inquiétude, colère ou perte de confiance sans constituer nécessairement un trouble psychologique.
Mais lorsque le désespoir devient persistant, que l’isolement s’accentue fortement, que la personne n’arrive plus à accomplir les activités quotidiennes, que le sommeil est durablement très perturbé ou que des idées suicidaires apparaissent, une aide professionnelle devient importante.
Dans une situation de danger immédiat ou de risque suicidaire, il faut rechercher une aide urgente adaptée.
Un accompagnement peut également être utile bien avant une situation extrême lorsque la perte d’activité bouleverse fortement l’identité, la confiance ou les relations.
Les méthodes thérapeutiques seront développées séparément dans la partie consacrée à la psychothérapie.
À retenir
Perdre son emploi ou son activité peut signifier perdre simultanément un revenu, une structure temporelle, des relations, un statut, des habitudes et une partie de son identité.
C’est pourquoi la souffrance provoquée par cette situation ne peut pas être réduite à :
« Il suffit de retrouver du travail. »
Bien sûr, retrouver une activité peut résoudre une partie essentielle du problème.
Mais pendant la période intermédiaire, il faut aussi continuer à vivre.
Préserver des repères.
Entretenir des relations.
Utiliser ses compétences.
Se rappeler que les refus concernent des candidatures, pas la valeur totale d’une personne.
Et surtout ne pas confondre une situation professionnelle présente avec une définition définitive de soi.
Un métier peut occuper une place immense dans une existence.
Mais une personne reste toujours plus vaste que la fonction qu’elle exerce.
Perdre une activité peut obliger à reconstruire une partie de sa vie. Cela ne signifie pas que l’on a perdu tout ce que l’on est.
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Contenu d’information générale. Les techniques de soin et leurs indications demandent une évaluation adaptée à la situation.